François Hollande à Nice : « le petit Bourget »

Réunir 2500 militants PS à Nice ? C’est le pari réussi de François Hollande. C’était 37.2° l’après-midi, au meeting du candidat socialiste… Mais la température sulfureuse venait avant tout de son discours musclé ! Vos Martines ont pris leurs premiers coups de soleil pour VOUS informer.

Le premier rang est toujours occupé par le quatrième pouvoir. Les journalistes ne loupent pas une miette de son discours offensif envers "l'incohérence du quinquennat de Nicolas Sarkozy". / Photo S.C

Valérie Trierweiler a écouté les mots vindicatifs de son cher et tendre. En toute pudeur, elle est restée dans le public. / Photo S.C

Les jeunes étaient également présents pour "chauffer la salle", sous un soleil de plomb. / Photo S.C

François Hollande a snobé Jean-Luc Mélenchon malgré les attaques du candidat du Front de Gauche. / PA

Arnaud Montebourg a conquis la foule... Avant d'écouter l'ancien secrétaire du Parti Socialiste. / SC

"Fran-çois, président". Slogans simples mais efficaces. / PA

Plus de 2000 partisans du PACA ont acclamé leur candidat. / PA

Ruptures. Episode 16 de votre série spéciale Martine

Qui n’a jamais passé deux heures au téléphone à réconforter une amie ? Qui n’a jamais préparé des litres de chocolat chaud et entassé des mouchoirs sales dans la poubelle ? Qui n’a jamais dit « les hommes, taçon, c’est tous des salauds » ? Rassurez-vous, je n’ai pas été douloureusement larguée : on ne largue JAMAIS une Martine. Mais franchement, j’ai quelques petites histoires de rupture plutôt savoureuses. C’est l’heure de vider son sac. Alors, pour venger toutes nos copines abandonnées, Top Ten des meilleures ruptures.

« Je vais être papa, chérie »

Y a des degrés dans la rupture. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, rompre, ce n’est pas juste arrêter une relation. Vous êtes surpris ? Rien n’est noir ou blanc. Une rupture peut-être conventionnelle, polie, commune, déchirante, chiante, violente… Voire carrément destructrice ! Et selon la répartition du pouvoir dans le couple, les relations dominant/dominé, larguant/largué… On sort plus ou moins blessé d’une séparation. Et non, contrairement à la légende, il n’y a pas de vainqueur. Seulement de l’orgueil mal placé.

Dans le monde des animaux qui vivent en couple et non pas en meute, il y a le chacal. Prêt à bondir sur tout, il part du principe qu’il lui faut le meilleur… Jusqu’à ce qu’un meilleur « mieux » se présente. Pour se maintenir dans le « Top », il est prêt à tout ! Même aux tactiques les plus pourries. Emma s’est trouvée un jour en couple avec un chacal. Le problème ? Elle n’était pas au courant.

La technologie, ennemie de la confiance

C’est encore par le numérique que le bas blesse. Tranquillou installée sur LEUR canapé dans LEUR appart qu’ils avaient choisi ENSEMBLE, Camélia prépare les dernières affaires pour leur petit week-end en amoureux.

Julien avec qui elle a aménagé depuis 3 semaines trifouille son ordi. On sait pas trop ce qu’il fait mais toujours est-il qu’il n’est pas dans la même pièce. Camélia se réjouit de passer le premier week-end du printemps – un week-end comme celui-ci d’ailleurs ! Couple, méfiez-vous – à la campagne.

Et puis elle se dit que finalement, Julien et elle n’ont pas beaucoup de photos de couple ! Ni une ni deux, sous la table basse, elle chope l’appareil numérique de Julien. Elle l’allume (pour vérifier s’il y a de la mémoire et des piles, bien sur, ne lui prêtez pas de mauvaises intentions). Et là, devant ses grands yeux de biche mascarés, apparaît la tronche de l’ex – dite « la bonnasse » – de Julien enceinte jusqu’aux yeux !

« Ca porte bonheur »

Camélia est pas du genre à s’emballer. Rapide calcul. « Je suis avec lui depuis 2 ans. Il l’a quitté depuis 2 ans et 1 mois. 2+2=4. Que fout une photo d’elle datant d’avant hier dans l’appareil de Julien ?!!! Et en plus enceinte de facilement 7 mois?!! »

Alors là, du genre à s’emballer ou pas, il ne lui en faut pas plus. Camélia se lève, retient les larmes de crocodile qui risquent de faire couler son magnifique mascara parfumé. « Julien, faut qu’on parle ! »

Et effectivement, y avait des choses à dire. Le petit Julien de son cœur allait être papa ! « Parce que tu comprends, elle voulait un bébé et elle m’a pas dit qu’elle avait arrêté la pilule… » Mais bien sur ! Et comment son sperme s’était retrouvé en contact avec ses ovules à elle ? Parce qu’en fait, Julien l’a revu « en tout bien tout honneur » y a six mois. Et ils se sont remis ensemble en cachette ! « Tu comprends, elle a fait une psychothérapie… Elle va vachement mieux. Peut-être que je l’aime encore! »

Comme quoi, les ventres de femme enceinte ben ça porte pas bonheur à tout le monde.

Martine

La Dame en Noir… pas si dark

Au ciné cette semaine, y a des tonnes de trucs, on est d’accord. Entre les biopic et le retour du noir et blanc, les chefs cuistots et le fameux Hunger Games, c’est sur le come-back d’Harry Potter, rouflaquettes et regard sombre, que l’attention se porte. Pourtant, s’il y en a au moins un qui ne vaut le déplacement, c’est bien La Dame en Noir.

Pourquoi, à la base, aller voir la Dame en Noir ? Pour des tonnes de bonnes raisons. D’une il est noté 3,5 étoiles sur Allociné, et « ça, Monsieur, c’est une référence »…Pour une fois qu’un film d’épouvante-horreur-thriller-drame ne passe pas direct pour un gros navet, ça donne envie de laisser sa chance au produit.

De deux, parce que c’est quand même Harry Potter et qu’on peut légitimement se dire qu’avec la notoriété qu’il a, le type, ben, il n’a pas choisit n’importe quel film pour son grand retour au ciné. D’ailleurs, mention spéciale pour Daniel Radcliffe qui est convainquant. Si, si, dès les premières scènes du crime, dans un Londres dégueu’ version fin du XIXème, il joue très bien le veuf éploré. Loin de lui les baguettes magiques et les « Avada Kedavra« … Ce temps est révolu. Il prouve aujourd’hui qu’il peut, à l’image d’Emma Watson, se détacher du personnage de sa jeunesse. Même s’il n’est pas encore au point au niveau du choix des scénarios.

La bonne vieille mère-psycho-à-qui-on-a-pris-son-enfant

De trois, les histoires de maison hantée, c’est toujours cool. D’autant plus que dans ce genre, il y a vraiment des films balèzes. Amityville, 13 fantômes et autre The Grudge sont quand même des références. La Dame en noir prend le risque de se confronter à ces best sellers du film d’horreur.

Bref, des raisons pour le voir, y en a des tonnes. Et la Dame en Noir n’est pas franchement pourri. Les apparitions des fantômes – si, si, y en a plusieurs -, la Maison du Marais et des gosses qui meurent en buvant de la javel ou en se jetant par la fenêtre… Y a de l’idée et le suspens prend bien. Le spectateur flippe sur son fauteuil et s’étoufferait presque avec son pop-corn.

Seulement, on sort du film avec un goût d’inachevé. La fin n’est pas bonne, l’histoire est mal ficelée, et l’angoisse ne monte pas à son paroxysme… Pour les fanas du genre, c’est pas le top. Il ne restera définitivement pas dans les annales.  Après, dans une soirée film d’horreur… Pourquoi pas. S’il ne reste que ça au DVD store …

Pauline Amiel

L’art d’ Helmut Newton sur papier glacé

La mode est un art. Helmut Newton, le célèbre photographe, l’a prouvé dans ses clichés pour Vogue. Grâce à la collaboration de sa femme June, une monographie à son honneur se tient au Grand palais à Paris jusqu’au 17 juin prochain. C’est la première rétrospective française dédiée au photographe depuis sa mort en 2004.

Cette exposition retrace l’imaginaire porno-chic du photographe. Souvent jugé « sulfureux » ou « obscène » , il donne sa propose vision de la femme : séductrice, forte ou encore libre.

Helmut, en bref

De son vrai nom, Helmut Neustädter a commencé très jeune son immersion dans le monde de la photographie. A tout juste 16 ans, il suit les cours de la célèbre photographe Yva (Else Neuländer-Simon). Elle l’initie au nu, au portrait et à la photographie de mode. Après de multiples aventures, il se fixe. C’est à cette époque qu’il signe un contrat avec Vogue. Nous sommes alors en 1957. Il va notamment travailler de nombreuses fois avec l’édition parisienne. Et poursuivre sa carrière chez Elle, Marie Claire,  ou Nova.

« J’adore la vulgarité. Je suis très attiré par le mauvais goût, plus excitant que le prétendu bon goût, qui n’est que la normalisation du regard« . Le célèbre photographe déclare ainsi sa flamme à la vulgarité, pourtant décriée. Loin de prendre en photo de belles femmes devant une plage paradisiaque, Helmut Newton y préfère les menottes et autres accessoires pornographiques. Ainsi, il raconte sa vision d’une histoire. Celle d’une époque où triomphent  les paparazzis et la jet-set. Et une période qui connaît les prémices de la pornographie marchande. Un style inégalable.

Parmi les 200 images exposées, une petite sélection…

Erotisme subjectif …

"Ma matière, c'est la chair humaine" a t-il avoué. Le nu, un des thèmes de prédilection de l'artiste

Ces nus étaient inspirés de photos d'identité judiciaire.

La mode provocatrice… de sensation

Pour H. Newton, une photographie de mode devait ressembler à "une photo souvenir, à un cliché de paparazzi."

Des icônes conceptuelles. Que dis je, "des amazones" voulues par H.Newton. L'homme aime transformer ses modèles en bourgeoises effarouchées ou soubrettes dominatrices.

La mode, synonyme pour Helmut de luxe et de glamour.

Choquer pour fantasmer

Classique, la marque Hermes devient sauvage sous l'objectif d'Helmut Newton.

Des portraits orientés

Catherine Deneuve revisitée par Helmut. Ainsi, il travestit les "stars" du moment pour ses clichés. "Je montre le monde des riches et leurs relations" justifiait-il.

Bien sûr, tous ces clichés sont à prendre avec dérision. Les chiennes de garde pourraient s’insurger contre l’imagination de ce maso-machiste. Mais non, l’humour doit être le maître mot de cette exposition. Comme l’a dit le photographe, « dans la vie, il faut savoir se moquer de soi. Et surtout ne pas se prendre au sérieux. »

Sandra Cazenave

Ruptures. Episode 15 de votre série spéciale Martine

Qui n’a jamais passé deux heures au téléphone à réconforter une amie ? Qui n’a jamais préparé des litres de chocolat chaud et entassé des mouchoirs sales dans la poubelle ? Qui n’a jamais dit « les hommes, taçon, c’est tous des salauds » ? Rassurez-vous, je n’ai pas été douloureusement larguée : on ne largue JAMAIS une Martine. Mais franchement, j’ai quelques petites histoires de rupture plutôt savoureuses. C’est l’heure de vider son sac. Alors, pour venger toutes nos copines abandonnées, Top Ten des meilleures ruptures.

Bonne année bien sur !

Qui a dit que les amours adolescentes étaient les meilleures ? Elles sont aussi parfois les plus sévères, voire les plus humiliantes. Pour Anna, le keum de ses 15 ans ne lui a pas franchement laissé de bons souvenirs ! Et autant vous dire que l’année 2006 a plutôt mal commencé.

Soir du nouvel an.  Anna est avec Julien « qu’elle aime plus que tout puisqu’elle a 15 ans » dixit herself, depuis genre 2 mois. Il l’a invité à passer la soirée du nouvel an avec lui … Et ses parents. C’est pas méga sexy comme nouvel an mais elle se dit que c’est toujours mieux que de rester avec ses « vieux ».

Au programme ? Patinage et puis resto. Au final, plutôt cool. Anna a mis sa plus belle robe, ses blus beaux souliers et son plus beau maquillage. Pimpante, elle papote, sourit… La jeune fille au poil, quoi. Seul hic, c’est qu’à chaque fois qu’elle essaye de prendre la main de Julien, il s’esquive. Si elle veut l’embrasser, il se détourne. Et, – elle est impayable celle-là – son prétexte, c’est « qu’il a mal aux doigts ».

Elle trouve ça suspect mais ne tilte pas. Puis elle se rend compte que les parents sont aussi distants avec elle. Genre, ils ne la regardent pas franchement dans les yeux, ou bien ils l’épient en coin quand elle machouille innocemment.

5, 4, 3, 2, 1… Ouaiiiiiiiii

N’y tenant plus, ne supportant plus la tension dans l’air, elle prend les choses en main. A sa façon, c’est à dire en n’y mettant pas les formes du tout. « Julien, tu m’accompagnes fumer une clope. Et pas de mais. »

Donc, 20 secondes plus tard, le Julien se retrouve en chemise – il a pas eu le temps de prendre son manteau – dehors, un 31 décembre à 23h52. Et là, on sait toujours pas ce qui lui passe par là tête mais il commence à sortir à cette pauvre Anna LA grande tirade classique. A base de «  Oui je me sens pas bien, je pense qu’on devrait rester amis » et de « t’es une chouette fille mais je te mérite pas ».

Et, pompom de la pomponette, il lui explique que ses parents sont au courant et que c’est pour ça qu’ils sont venus au resto. NORMAL. Finalement, minuit arrive, le resto entier se lève pour se souhaiter la bonne année. Entre les rires et les embrassades, Julien se tourne vers Anna et lui dit  » bon je te fais quand meme un bisou, c’est la nouvelle année quoi ».

Anna reste toujours persuadée que touuuuuut le restaurant était au courant qu’elle avait été larguée… Et qu’elle était la dernière à le savoir. Mais, il parait que les derniers seront les premiers. Perd pas espoir, Anna.

Martine

Le hashtag de la honte

Ras le bol des tweets des politiques ? D’autres combats trouvent un nouveau souffle sur Twitter. En l’occurrence, les victimes de viol, d’attouchement et de harcèlements sexuels. Avec le hashtag #idinotreport ( qui signifie  « je ne l’ai pas signalé ») les témoignages fleurissent. Une prise de conscience 2.0.

La honte, la peur de pas être prise au séreux, le déni…  Autant de raisons qui peuvent empêcher des femmes d’avouer les abus dont elles ont été victimes.

En effet, 1600 femmes ont répondu à une enquête des Mumsnets, féministes anglaises. Parmi cet échantillon, 83% de celles qui ont été violées ou sexuellement agressées confessent ne pas avoir porté plainte. Face à cela, elles ont lancé une campagne intitulée We Believe You (nous vous croyons). L’occasion de faire sortir des placards ces abus. Et de dénoncer les stéréotypes liés aux agressions sexuelles.

Du soutien et des témoignages

Cette campagne est reprise sur la twittosphère,  avec le hashtag #ididnotreport. Beaucoup de messages de soutien apparaissent. Et notamment pour dire « que le combat en faveur de l’égalité n’est pas achevé ». D’autres regrettent que ces aveux d’agression soient tabous et entachent trop souvent « la carrière professionnelle », notamment pour le harcèlement moral au travail. Si Martine ose porter une jupe, elle aura le droit à de multiples réflexions… Le sexisme sévit toujours.

Certains twittos en profite pour accuser la société actuelle. Et notamment la normalisation dans les médias des dérives sexuelles. Heureusement, il y a quelque progrès dans ce sens. Récemment, les concours de mini miss ont été interdits en France.

Les nouvelles féministes

Dans la même lignée, le mouvement des « Slutwalks », littéralement « marche des salopes » se bat à sa manière pour libérer les femmes de la « loi du silence ». Qui n’a jamais entendu dire « t’as vu comment elle est habillée celle-la? C’est un appel au viol » ? Tout le monde. Pour combattre ces discours réactionnaires, des femmes défilent nues ou habillées comme des « aguicheuses ». Le principe vient du Canada . Leur message : « Ne dites pas aux femmes comment s’habiller, dites aux prédateurs de ne pas violer. ». Une autre manière de dénoncer le sexisme.

Sandra Cazenave

Les tweets valent mieux que les grandes phrases, alors foncez sur #ididnotreport.

La petite phrase politique de la semaine. Episode 3

Les « cass’toi pov’ con » ou « bravitude » mettent un peu de piment dans la vie politique française. Par temps de crise et de morosité, les bons mots et autres petites phrases amusent les foules. Jusqu’à ce que cela tourne carrément au dérapage… On se rappelle du « quand y en a un, ça va » de Brice Hortefeux ou autres « le bruit et l’odeur » de Jacques Chirac. En période électorale, les commentateurs ne laissent rien passer aux hommes politiques. Pour vous, Martine vous propose sa sélection des perles de la semaine. Entre fou-rire et crise de rage.

En direct de la journée internationale de lutte des femmes

La semaine a été chargée en PPP (petite phrase politique) ! Et si vous croyiez que votre Martine internationale allait vous laisser tranquille sur la journée tout aussi internationale de lutte des femmes, vous vous trompiez ! Et Na! Donc voici une petite sélection des mots doux des politiques envers les femmes.

Dans la catégorie « il fallait pas m’enlever mes anxiolytiques, je retombe en dépression », je nomme…. Jean-Vincent Placé. Le numéro deux d’Europe Ecologie-Les Verts (Eelv) annonce fièrement que, pour la campagne présidentielle d’une des seules femmes  candidates, Eva Joly, « Nous avons l’intention de faire au-delà de 2% ». Merci l’enthousiasme. Remarque, vous allez me dire, 2% de 43 millions d’électeurs, ça fait quand même 860 000.

En tout cas l’espoir et la confiance règne. Et on est à deux doigts de penser que Jean-Vincent Placé sous-entend que si ça avait été un homme, ça aurait été mieux.

Elle ne lâche rien.

La petite phrase d’acharné de la semaine, c’est celle d’une autre candidate : Nathalie Arthaud. Le fer de lance de Lutte Ouvriere a lancé un « Moi, je suis pour exproprier Bernard Arnault, je suis pour exproprier Bolloré. » Parce qu’elle est comme ça. Avec la réaffirmation de sa personnalité par la répétition du « je » et du « moi », Nathalie s’impose dans le débat. La construction en diptyque de sa sentence est bien claire. Son message, c’est « faut pas m’chercher ».

Après la femme forte, la femme dévalorisée par ses communicants, cette semaine on a vu briller l’homme qui assume son féminisme.

Et là, je pense qu’on peut décerner la palme d’or de la PPP de la semaine à François Hollande. Son « Je ne suis pas né féministe, je le suis devenu » va rester dans les annales (faut espérer). Franchement, j’ai failli avoir la larmichette d’émotion.

Parce que François, quand il dit ça, non seulement il reconnait les siècle de lutte pour le droit de vote, l’avortement et j’en passe mais en plus il rend hommage à Simone de Beauvoir et à J-P Sartre. Derrière sa déclaration, c’est le « On ne naît pas femme, on le devient » de S2B qui est présent et l’existentialisme de Jean-Paul. C’est beau.

Et les hommes au foyer, on en parle ?

Et pour finir cette petite sélection, il ne fallait pas oublier les hommes qui oublient les femmes. Et qui espèrent qu’elles seront toujours là pour les soutenir dans leur décadence. Je nomme… Nicolas Sarkozy. A l’aube du premier tour, il affirme quitter la politique s’il perd les élections.

A quoi Philippe Poutou, candidat du NPA, répond avec ironie : « Si je perds les élections, je reviens dans mon usine. » Dans tous les cas, on peut leur rétorquer ce slogan féministe entendu dans toute la France et la Navarre jeudi dernier : « qui va faire la vaisselle ? Moi je fais la ré-volution. »

Pauline Amiel