Le printemps érable, nouveau mai 68

Le printemps arabe, c’est SO 2011. EN 2012, il faut suivre le « printemps ERABLE ». Cela fait plus de 100 jours que les étudiants québécois manifestent dans les rues de Montréal. En cause, l’augmentation de leurs frais de scolarité. 

Les étudiants sont révoltés.

Manifester en sous-vêtements? Ils l’ont fait. Comme cela n’a rien donné, ils prennent un tournant  plus radical.  Montréal a connu ses premières violences entre étudiants et autorités. Vitrines cassées, bouches d’incendie détériorées et arrestations d’étudiants. Les piquets de grève ont laissé place à « un chaos indescriptible« .

La manif vue avec dérision par les twittos.

Et pour cause. Le mouvement étudiant est devenu ILLEGAL. Suite à une loi « spéciale «  votée par le Parlement vendredi dernier, des limitations à la liberté de manifester et aux piquets de grève devant les établissements ont été imposées. Grâce à cette « loi matraque », un gréviste risque dorénavant une amende de 1000 à 5000 dollars par jour. Et la contravention va jusqu’à 125 000 dollars pour les organisations.

Les policiers communiquent avec les manifestants par le biais de Twitter.

Près de 50 % des étudiants sont actuellement en grève. Ils refusent de voir leurs frais de scolarité augmenter de plus de 80 %. Cela les placerait à équivalence des frais nords-américains, soit 4000 dollars par an en moyenne.

Les Indignés version québécoise

Plus qu’une simple manifestation, c’est le mouvement d’une génération qui s’insurge contre les logiques néo-libérales. Il n’est pas sans rappeler celui des Indignés, tant dans ses revendications que dans ses modes d’action. Aussi, les étudiants utilisent les réseaux sociaux pour se rassembler, avec le hashtag #manifencours. Et chose nouvelle, le Service de police de la ville de Montréal communique directement avec les manifestatnts connectés sur Facebook et Twitter.

Les indics 2.0.

Plus que cela, ce mouvement crée une réelle solidarité. Mardi, ils étaient des centaines de milliers dans le centre de Montréal. Pour soutenir les étudiants, des syndicalistes et des Québécois marchaient dans la rue avec eux. « De plus en plus de célébrités se rangent du côté des étudiants. Et c’est à cause du comportement du  premier ministre, qui n’agit pas en tant que tel » constate Gauthier, étudiant aux Trois rivières. Selon lui, Jean Charest se moque des étudiants.

Des soutiens affluent sur les réseaux sociaux

Gégé, lyonnaise d’origine, étudie l’administration à l’université des Trois rivières dans le cadre d’un échange erasmus. Même si elle suit le mouvement, elle n’est pas directement concernée. « Les diplômes en administration ne font pas grève comme d’autres….nous avons juste eu 2 semaines sans cours » indique la jeune femme. Et même si elle n’est pas favorable au blocage, elle le considère comme «  un moyen de se faire entendre. » A côté de cela, les étudiants continuent d’organiser des actions symboliques. Vendredi, des élèves de l’université Laval, ont déposé une tête de cochon géante à l’entrée de l’édifice du ministère de l’Agriculture, des Pêches, et de l’Alimentation du Québec. A quand le retrait du gouvernement ? Ou une simple discussion avec ses indignés étudiants…

Sandra Cazenave

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Ruptures. Episode 16 de votre série spéciale Martine

Qui n’a jamais passé deux heures au téléphone à réconforter une amie ? Qui n’a jamais préparé des litres de chocolat chaud et entassé des mouchoirs sales dans la poubelle ? Qui n’a jamais dit « les hommes, taçon, c’est tous des salauds » ? Rassurez-vous, je n’ai pas été douloureusement larguée : on ne largue JAMAIS une Martine. Mais franchement, j’ai quelques petites histoires de rupture plutôt savoureuses. C’est l’heure de vider son sac. Alors, pour venger toutes nos copines abandonnées, Top Ten des meilleures ruptures.

« Je vais être papa, chérie »

Y a des degrés dans la rupture. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, rompre, ce n’est pas juste arrêter une relation. Vous êtes surpris ? Rien n’est noir ou blanc. Une rupture peut-être conventionnelle, polie, commune, déchirante, chiante, violente… Voire carrément destructrice ! Et selon la répartition du pouvoir dans le couple, les relations dominant/dominé, larguant/largué… On sort plus ou moins blessé d’une séparation. Et non, contrairement à la légende, il n’y a pas de vainqueur. Seulement de l’orgueil mal placé.

Dans le monde des animaux qui vivent en couple et non pas en meute, il y a le chacal. Prêt à bondir sur tout, il part du principe qu’il lui faut le meilleur… Jusqu’à ce qu’un meilleur « mieux » se présente. Pour se maintenir dans le « Top », il est prêt à tout ! Même aux tactiques les plus pourries. Emma s’est trouvée un jour en couple avec un chacal. Le problème ? Elle n’était pas au courant.

La technologie, ennemie de la confiance

C’est encore par le numérique que le bas blesse. Tranquillou installée sur LEUR canapé dans LEUR appart qu’ils avaient choisi ENSEMBLE, Camélia prépare les dernières affaires pour leur petit week-end en amoureux.

Julien avec qui elle a aménagé depuis 3 semaines trifouille son ordi. On sait pas trop ce qu’il fait mais toujours est-il qu’il n’est pas dans la même pièce. Camélia se réjouit de passer le premier week-end du printemps – un week-end comme celui-ci d’ailleurs ! Couple, méfiez-vous – à la campagne.

Et puis elle se dit que finalement, Julien et elle n’ont pas beaucoup de photos de couple ! Ni une ni deux, sous la table basse, elle chope l’appareil numérique de Julien. Elle l’allume (pour vérifier s’il y a de la mémoire et des piles, bien sur, ne lui prêtez pas de mauvaises intentions). Et là, devant ses grands yeux de biche mascarés, apparaît la tronche de l’ex – dite « la bonnasse » – de Julien enceinte jusqu’aux yeux !

« Ca porte bonheur »

Camélia est pas du genre à s’emballer. Rapide calcul. « Je suis avec lui depuis 2 ans. Il l’a quitté depuis 2 ans et 1 mois. 2+2=4. Que fout une photo d’elle datant d’avant hier dans l’appareil de Julien ?!!! Et en plus enceinte de facilement 7 mois?!! »

Alors là, du genre à s’emballer ou pas, il ne lui en faut pas plus. Camélia se lève, retient les larmes de crocodile qui risquent de faire couler son magnifique mascara parfumé. « Julien, faut qu’on parle ! »

Et effectivement, y avait des choses à dire. Le petit Julien de son cœur allait être papa ! « Parce que tu comprends, elle voulait un bébé et elle m’a pas dit qu’elle avait arrêté la pilule… » Mais bien sur ! Et comment son sperme s’était retrouvé en contact avec ses ovules à elle ? Parce qu’en fait, Julien l’a revu « en tout bien tout honneur » y a six mois. Et ils se sont remis ensemble en cachette ! « Tu comprends, elle a fait une psychothérapie… Elle va vachement mieux. Peut-être que je l’aime encore! »

Comme quoi, les ventres de femme enceinte ben ça porte pas bonheur à tout le monde.

Martine

J’ai testé pour vous LES CASTINGS DE TELE REALITE

Mon rêve : devenir célèbre. Les moyens : passer par des cours de chant ou de théâtre et écumer les castings de professionnel. Mais soyons réalistes. A 23 ans, il me faut une formation accélérée. Pour moi ce sera internet et télé-réalité. Tout pour une notoriété petit budget !

Les castings sont de tout genre ....

Mes yeux et mes mains sont toujours attirés par cette force obscure qu’est la recherche Google. Les Mots clés : « casting » et « télé réalité ». Au fil des clics, je découvre le site Even casting. Je m’applique à renseigner des informations personnelles, une mini biographie et un espace sur mes compétences artistiques fictives. J’y passe quelques temps, observe une petite armée de bimbos professionnelles, et je vous confirme une chose : c’est un monde fermé. Les obstacles s’alignent sur ma route. Outre le fait de révéler tous ses charmes, il faut payer pour accéder à la recherche de casting. L’inflation se fait sentir dans l’audition des talents !

TF1 ou l’encyclopédie des castings!

Je me noies alors de nouveau dans l’océan des moteurs de recherche. Pour tomber sur TF1.fr, rubrique casting. Au vu de sa production de stars de télé-réalité, le site apparaît comme l’apogée des recherches. Le casting du moment ? « Devenir le meilleur animateur de France ». Un formulaire, un ticket gagnant. Ou pas. L’attaque des questions est directe: « Quel est le truc en plus qui vous caractérise et qui fait de vous un personnage marquant et haut en couleur ? ». Tout est dit. Être simple et naturel ne suffit pas.
Chaque question « caricaturise » ma personnalité, mes compétences, mon modèle d’émission. Et le principal : jusqu’où je suis capable d’aller pour le succès ! Ces questions dictent mes réponses et se transforme en banc d’essai pour arriver à l’ « élu ».

Être un cas social ou un inconnu

Karine Le marchand, le style documentaire et les musiques émouvantes. Je choisie l’émission « C’est ma vie » sur M6. Le thème ? Frères et sœurs, conflictuels ou fusionnels. Le mot d’ordre officiel : « Quand on veut, on peut ». Mais surtout en étant un cas social. Au vu de ses émissions truffées de jaloux invétérés, de mères dépassées et boulimiques en tout genre, il faut mettre le paquet. Premier contact : par téléphone avec Marie, la responsable du casting. Sachant que je n’ai pas de problèmes avec mes sœurs, je décide de me lancer dans la comédie. Elle cherche à me corrompre dès le départ, en me demandant « pourquoi participer à cette émission? ». S’ensuivent les nombreuses et abrutissantes questions sur les relations avec mes sœurs. Les disputes, les clashs et le désespoir de mes faux parents sont évoqués. Mais il en faut plus. Laure veut des cas retransmissibles à la télévision. Vol de petits amis entre sœurs ou reproches dans la vie quotidienne. Je remplis ma part du contrat après 20 minutes de conversations téléphoniques. Mais Laure me prévient, « Beaucoup de gens appellent. S’il y a du potentiel, la rédactrice en chef va vous contacter. » Mais pour y accéder, il faut d’abord qu’elle soit en contact avec ma sœur et mes parents. Les choses se corsent, mais une amie prend ce rôle. Le discours est le même, pointillé d’exemples d’humiliation,  « Sandra vole mon portable pour lire mes messages à tout le monde, pirate mon Facebook et cache mes objets personnels. » Le scénario semble parfait. Le suite du casting n’est que repérage de l’équipe technique. Si l’essai est concluant, en avant la notoriété ! Seulement, la concurrence est rude. Il faut toujours être pire que les autres. Dur dur d’être connue !

Sandra Cazenave

« Habillé pour la présidentielle » EPISODE 4

Les bottes de NKM ou les robes de Rachida captivent la planète mode. Les politiques sont devenus des êtres ultra-lookés pour fouler le podium de l’Elysée. La stratégie est claire : afficher un style de futur chef de l’état. Sans relâche, votre Martine a débusqué les faux pas, comme les reconversions vestimentaires. Alors IN ou OUT ?

FRANCOIS, LE STYLE ENTRE DEUX CHAISES

L’homme est au centre de toutes les attentions depuis son entrée dans la course à la présidentielle. Alors forcément, votre Martine a épinglé son look. Tantôt IN, tantôt OUT, François est vraiment l’homme du milieu.

On se l’imagine bien le François avec de jolis pulls tricotés par sa « mémé de Bagnères de Bigorre ». Mais non, François Bayrou ne veut pas faire pâle figure face aux autres présidentiables.
Alors il sort les costumes, et pas n’importe lesquels. Selon des sources sûres,ils seraient taillés sur mesure. A première vue, cela semble vrai : la coupe de ses vestes est parfaite, les épaulettes ajustées, son ventre et ses hanches camouflés.

Francais, il porte pas n'importe quoi !

Habillé sur mesure le François ?
Les faits l’ont déjà confirmé. En 2007, notre François made in Sud Ouest fait scandale. Le Canard Enchaîné dévoile que il a tenté de faire passer 42 566 euros de costumes chez le très chic couturier parisien Hartwood en « frais d’habillement » pour sa campagne en 2002. C’est sûr, c’est pas la mémé qui finance ses tenues!

Et pourtant, François veut un look basique et chic : en somme entrer dans  la « normalité » politique. Ses concurrents, tels François Hollande ou Nicolas Sarkozy , arborent également le costume bleu marine ou noir en toute circonstance. Avec ses tenues huppées, François revendique des valeurs telles que l’authenticité, l’équilibre ou la simplicité.Tout pour ne pas avoir l’air d’un «  populiste ». De ce côté là, rien de nouveau. Mais on ne peut pas en vouloir à François, il fait comme les copains !

La "normalité" académique !

Des cravates olé olé !
L’homme du centre a sa « bayrou touch » : sa ribambelle de cravates. Rouge, marron, bleu ou grise : François les allie aux traditionnels costumes. Autre nouveauté : la chemise vichy à carreaux, tentée sur la couverture de son dernier livre 2012 Etat d’urgence, qui agrémente d’un peu de fantaisie l’austérité de l’ensemble. Cette photo n’est plus celle d’un candidat mais d’un présidentiable. On ne peut le nier, François is back !

Une couverture à son image

A la maison, pas de chichi !

En privé, François est plus simple. Il y va à coup de polos noir et de jeans (le Steeve jobs à la française???), et ose même la parka quand il fait frais ! Pas de show! Son crédo, c’est davantage d’être un homme de terrain. Alors il délaisse aussi ses costumes cravates pour la simple chemise blanche. Il n’hésite pas à retrousser ses manches… A croire qu’il met la main à la pâte.

François dans toute sa simplicité...

Dans tous les cas, François se débat pour camoufler son côté benêt, qu’on lui a souvent reproché. Les railleries sont multiples. Avouez, quand on entend son nom, on imagine plus facilement sa marionnette aux Guignols que l’homme. Alors François cherche à se transformer en personne forte et rassurante. Pour cela, il arbore de plus en plus la barbe naissante, structurée. Le baromètre de virilité grimpe d’un coup !

Mais ou sont passé ses racines paysannes? L’homme, toujours fier de son béarn natal, ne le revendique plus ! Alors décontracte toi François et ose les tee shirts ! Ou dans un esprit plus « gentleman farmer », tente une belle chemise de bûcheron. Ce serait le mix parfait entre la normalité et les valeurs du candidat. Alors François, il la brise quand la morne normalité du centre ?

Sandra Cazenave

Nos mémoires secrètes

Expliquer sa manière d’être, ses choix, ses goûts à travers son histoire familiale c’est une science. En tout cas, c’est ce que la psychogénéalogie essaie de décoder. Les événements, traumatismes, secrets, conflits vécus par une famille conditionneraient les troubles psychologiques, les maladies, et les comportements inexplicables de ses descendants.

Les secrets de famille, les non-dits, les répétitions familiales agréables ou tragiques, le niveau d’études, le niveau économique, ne seraient pas le fait de l’individu mais une sorte de fatalité familiale.

D’une manière générale, qui n’a jamais entendu dire de lui « c’est fou, tu dessines aussi bien que ta grand-mère » ou encore « il adore la géographie, ça lui vient de son grand-père ». Les exemples se déclinent à l’infini. Du pire au plus anodin, la psychogénéalogie dissèque nos aspirations, nos choix et parvient à une seule et même conclusion : on est ce que nos aïeux ont été.

Le Pr Anne Ancelin-Schützenberger la "mère" de la psychogénéalogie.

Variations sur le même thème

Une fatalité ? Un triste constat auquel on peut difficilement échapper à en croire le Pr Anne Ancelin Schützenberger, psychanalyste retraitée de l’université de Nice. Elle élabore dans les années 70 le concept du syndrome d’anniversaire, supposant que les individus sont la résultante de leur histoire familiale sur plusieurs générations.

Sa théorie décrite dans Aïe, mes Aïeux part d’une constatation simple : « nous continuons à payer les dettes du passé, une « loyauté familiale » nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, une situation traumatique, une mort injuste, une exclusion survenue chez nos ancêtres ». Elle affirme que les individus sont dans une boucle de répétition des évènements dont seule l’analyse des arbres généalogiques permettrait de comprendre les agissement et d’en sortir. Elle a publié avec Ghislain Devroede Ces enfants malades de leurs parents. Selon elle, pour se comprendre parfaitement, il faut étudier quatre générations.

Aïe mes Aïeux est un best-seller réedité pour la 15e fois en 2005

Je ne te l’ai jamais dis mais…

La transmission inter-générationelle est la plupart du temps consciente, simple et claire. Elle prend la forme de confidences d’une mère à son enfant, d’une grand- mère à son petit fils, d’une tante à sa nièce etc… La transmission de l’histoire familiale est le ciment de la plupart des familles, le sujet de conversation favori des repas de Noël interminables chez la grande tante. Parfois cette transmission est inconsciente, déformée, cachée. Elle est un secret, un non-dit qui plane sur les consciences comme un couperet. Voilà le type de confidences qui peut surgir à la suite d’un choc, d’un drame, d’un deuil. « Mais tu sais ton grand-père m’a raconté que lui aussi un jour… »

La famille choisit souvent de garder le secret sur des événements tragiques ou difficiles: « C’est pour ton bien« . Le secret de la 1ère génération est su mais tu par la 2e génération qu’il met mal à l’aise. Il est comme enfoui dans une crypte. Le Pr Ancelin-Schützenberger a constaté au terme d’années de recherche que le secret se manifeste ou se répète à la 3e génération. C’est un cycle.

Heureusement pour tous ceux qui ont des antécédents familiaux difficiles aucune science n’est exacte. Chaque individu jusqu’à preuve du contraire dispose de son libre-arbitre.

Ophélie Grosshans

Pour orienter ses recherches généalogiques: consultez les chambres de notaires, les associations départementales de généalogie, les associations de défense des enfants nés sous X.

Sur internet :

SGA-mémoire des hommes, met à la disposition du public des bases de données collectée grâce à la numérisation et à l’indexation de fiches biographiques de combattants et morts pour la France depuis la Première Guerre Mondiale, conservées par le Ministère de la Défense.

FamilySearch un des plus grand site de recherche généalogique au monde.

GeneaNet et beaucoup d’autres…


Gaëlle, la superwoman des temps modernes

Qui a dit que la génération Z était plus débrouillarde que la précédente ? Gaëlle, 23 ans, est l’exemple parfait de la détermination de la génération Y. Elle vit une double vie, telle une superwoman…

Gagou, l'héroïne des Martines...

« Je dois vite me changer pour partir à la boîte » annonce Gaelle. On s’imagine une jeune femme épanouie qui profite de son temps libre pour avoir une vie sociable trépidante. Mais non. Celle que l’on surnomme « Gagou » est victime de la conjoncture économique.

DOUBLE FACE

Educatrice spécialisée le jour, elle se transforme en barmaid sexy quatre soirs par semaine. Avec un appartement et des frais sur le dos, son mi-temps d’éduc spé ne suffit pas. « Alors j’ai trouvé un complément bien payé. »  confie t-elle. Cette grande optimiste ne dort pas, ou presque pas. Elle enchaîne les matinées au centre avec les nuits interminables piégées derrière son bar à supporter les « boulets ». Mais Gagou prend le tout avec le sourire. « Quand je ne travaille pas le dimanche et le mercredi soir, j’en profite pour sortir avec mes amis. Le monde de la nuit ouvre des portes » avoue-t-elle avec le sourire. Le tout sans se droguer, un exploit !

PLOMBIER-ARCHITECTE, UN BON PLAN ?

Une solution intermédiaire ou non. Tous les jeunes savent qu’ils feront plusieurs métiers dans leur vie, mais qui dit que cela ne sera pas au même moment. Et pourquoi pas, suivre cette tendance . Caissière-reporter, ça envoie …

Sandra Cazenave

Bons baisers de Benetton

« Aimez-vous les uns les autres ». L’idée est loin d’être nouvelle. Mais l’afficher sur les murs des capitales mondiales, voilà de quoi la remettre au goût du jour. C’est ce qu’ose la philanthrope marque de vêtement Benetton. Une campagne de pub douce et intense comme un baiser réussi. 

Barack Obama roulant une bonne grosse galoche à Hu Jintao ? C’est le fantasme de certains mais surtout l’image phare de la nouvelle campagne de pub Benetton. Lancée hier à Rome, Paris, New-York, Tel-Aviv et Milan et aujourd’hui dans les quotidiens nationaux, « Unhate » renoue avec la tradition publicitaire Benetton..

La Chine et les USA en plein big love ? Seulement dans l'imagination de Benetton

Faites l’amour, pas la guerre

« Unhate » rappelle que « la culture de la haine n’est pas inévitable », selon le communiqué de presse de Benetton. Dans la droite ligne du baiser d’une none à cornette et d’un prête en soutane des années 90, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy savourent un superbe « french kiss » et Benoît XVI déguste la bouche de l’imam d’Al-Azhar au Caire.

Alessandro Benetton a présenté sa campagne en rappelant les valeurs de « tolérance et de lutte contre les stéréotypes et la peur de l’autre », selon le site de rtbf. Plus d’écoute et de compréhension dans le monde, voilà l’objectif du groupe. La Fabrica, l’équipe de communication de Benetton ose le tout pour le tout et entre dans le vif de la politique internationale en frappant les esprits.

Benetton ou le sens du scandale

Bien sur, ces publicités sont loin de faire l’unanimité. Vendredi, le Vatican a sommé Benetton de retirer les affiches représentant le Pape. Il explique qu’« il s’agit d’un grave manque de respect envers le pape, d’une offense aux sentiments des fidèles […] » Des poursuites pourraient être engagées. Benetton a alors présenté ses excuses et a retiré le photomontage.

La Maison Blanche proteste elle-aussi. Elle regrette que l’image du président des Etats-Unis puisse être utilisée à des fins commerciales.

Le photomontage du scandale

Embrasser, un acte de foi ou juste une bonne com’ ?

Au delà des photomontages, Benetton lance un kisswall et invite les internautes à télécharger une photo d’eux de profil. Deux photos sont ensuite collées de façon aléatoire pour créer une image de baiser. L’occasion de quelques rires et surtout de comprendre que peu importe la religion, la nationalité ou encore l’orientation politique, le baiser est transculturel.

Peace and Love by Benetton

Pauline Amiel