La petite phrase politique de la semaine. Episode 3

Les « cass’toi pov’ con » ou « bravitude » mettent un peu de piment dans la vie politique française. Par temps de crise et de morosité, les bons mots et autres petites phrases amusent les foules. Jusqu’à ce que cela tourne carrément au dérapage… On se rappelle du « quand y en a un, ça va » de Brice Hortefeux ou autres « le bruit et l’odeur » de Jacques Chirac. En période électorale, les commentateurs ne laissent rien passer aux hommes politiques. Pour vous, Martine vous propose sa sélection des perles de la semaine. Entre fou-rire et crise de rage.

En direct de la journée internationale de lutte des femmes

La semaine a été chargée en PPP (petite phrase politique) ! Et si vous croyiez que votre Martine internationale allait vous laisser tranquille sur la journée tout aussi internationale de lutte des femmes, vous vous trompiez ! Et Na! Donc voici une petite sélection des mots doux des politiques envers les femmes.

Dans la catégorie « il fallait pas m’enlever mes anxiolytiques, je retombe en dépression », je nomme…. Jean-Vincent Placé. Le numéro deux d’Europe Ecologie-Les Verts (Eelv) annonce fièrement que, pour la campagne présidentielle d’une des seules femmes  candidates, Eva Joly, « Nous avons l’intention de faire au-delà de 2% ». Merci l’enthousiasme. Remarque, vous allez me dire, 2% de 43 millions d’électeurs, ça fait quand même 860 000.

En tout cas l’espoir et la confiance règne. Et on est à deux doigts de penser que Jean-Vincent Placé sous-entend que si ça avait été un homme, ça aurait été mieux.

Elle ne lâche rien.

La petite phrase d’acharné de la semaine, c’est celle d’une autre candidate : Nathalie Arthaud. Le fer de lance de Lutte Ouvriere a lancé un « Moi, je suis pour exproprier Bernard Arnault, je suis pour exproprier Bolloré. » Parce qu’elle est comme ça. Avec la réaffirmation de sa personnalité par la répétition du « je » et du « moi », Nathalie s’impose dans le débat. La construction en diptyque de sa sentence est bien claire. Son message, c’est « faut pas m’chercher ».

Après la femme forte, la femme dévalorisée par ses communicants, cette semaine on a vu briller l’homme qui assume son féminisme.

Et là, je pense qu’on peut décerner la palme d’or de la PPP de la semaine à François Hollande. Son « Je ne suis pas né féministe, je le suis devenu » va rester dans les annales (faut espérer). Franchement, j’ai failli avoir la larmichette d’émotion.

Parce que François, quand il dit ça, non seulement il reconnait les siècle de lutte pour le droit de vote, l’avortement et j’en passe mais en plus il rend hommage à Simone de Beauvoir et à J-P Sartre. Derrière sa déclaration, c’est le « On ne naît pas femme, on le devient » de S2B qui est présent et l’existentialisme de Jean-Paul. C’est beau.

Et les hommes au foyer, on en parle ?

Et pour finir cette petite sélection, il ne fallait pas oublier les hommes qui oublient les femmes. Et qui espèrent qu’elles seront toujours là pour les soutenir dans leur décadence. Je nomme… Nicolas Sarkozy. A l’aube du premier tour, il affirme quitter la politique s’il perd les élections.

A quoi Philippe Poutou, candidat du NPA, répond avec ironie : « Si je perds les élections, je reviens dans mon usine. » Dans tous les cas, on peut leur rétorquer ce slogan féministe entendu dans toute la France et la Navarre jeudi dernier : « qui va faire la vaisselle ? Moi je fais la ré-volution. »

Pauline Amiel

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