« Habillés pour la présidentielle » EPISODE 14

NATHALIE ARTHAUD FAIT LA REVOLUTION DU LOOK

« Viva la révolution » ! La candidate à Lutte Ouvrière veut pousser le peuple à se révolter contre le système. Interdire les licenciements et la fin du cumul des mandats. L’insurrection est imminente selon Nathalie Arthaud. Pour l’endiguer, la Trotskyste enfile cette année « les habits de candidate à la présidence ». Mais est-elle également le Che de la mode ?

« Les lanternes rouges » de la gauche, « les petits Poucet de la présidentielle ». Les surnoms ne manquent pas pour qualifier Philippe Poutou et la candidate de Lutte Ouvrière. En effet, c’est la première campagne de Nathalie Arthaud. Malgré son innocence en stratégie de communication, la professeure d’économie-gestion ne se laisse pas faire. Mi sosie d’Arlette et mi new génération de communiste, elle s’impose comme un vent de fraîcheur dans les rangs de gauche.

" Toujours le poing levé"

Ma différence à moi …

Celle qui souhaite parler différemment de politique se différencie dans son style vestimentaire. Au bûcher le dicktat de la mode ! Aux oubliettes les codes des politiques ! A 42 ans, Nathalie est avant tout une femme, une professeure et une militante. Et dans les manifestations, le slogan est le même qu’au célèbre fast food : « venez comme vous êtes ».

Du bleu canard, un choix... ENGAGE

Nathalie, elle ne calcule pas sa tenue en terme de symbolisme. Alors, elle ne met pas de bleu marine pour être en accord avec l’austérité ambiante. Ou de rouge pour marquer son ancrage politique. Ni même de tailleur pour afficher son sérieux. C’est le poing levé et bariolée de couleurs qu’elle se présente. Tantôt sa veste est framboise. Tantôt bleu canard, vert kaki ou rouge passion. Un réel anarchisme mode.

La prof’

« Du calme les enfants ». Et oui, Nathalie n’est pas candidate à temps plein. Elle doit jongler entre sa campagne et son travail de professeure dans un lycée. Alors, elle garde le même look dans sa classe que sur les plateaux télé. Et mon petit doigt me dit que le combo col en V-chemise est inspiré des bancs de l’école. Très sérieux, sans être prétentieux. Mais d’un banal Nathalie, à mourir d’ennui…

Quelle bonne élève !

D’autre fois, elle ose carrément son look de femme. Car elle a une vie Nathalie et des fringues qu’elle choisit elle même. Et oui, je sous-entend qu’elle n’a pas de styliste personnel. Une révolutionnaire je vous ai dit !  Alors, elle pose pour les journalistes en jean, veste en cuir décontractée, foulard coloré. Un look qui dénote avec celui des « gros » candidats, tirés à quatre épingles. Elle est là la force des « petits candidats ». Le naturel prime. Et finalement, c’est normal. Ils font vraiment parti de ceux que l’on nomme le «  peuple ».

Une militante PRESQUE comme les autres

Mini Arlette

Arlette Laguiller, c’est son idole. Sa mère spirituelle. Son mentor. Et selon nombre d’expert coiffeur, c’est également une inspiration capillaire. Cette coiffure incertaine, ce cheveux brun un peu fougueux…. Presque la même. Pourtant, cette femme de 40 ans essaie de s’émanciper de cette base capillaire. Elle a ainsi délaissé sa coupe informe, d’un plat monotone pour une coupe structurée courte. Inspirée de Diam’s ou de Pink ? Qui sait…

Arlette et son mini-moi ?

Certains évoquent également des similitudes avec le « no-look » d’Arlette Laguiller. Mais non, Nathalie se distingue. Son habit politico-identifiable ? Le foulard. Un peu bobo, jamais assorti au reste. Mais on l’aime bien. C’est celui qui passe-bien-dans-les-manifs. Car, la présidente de Lutte Ouvrière est une femme de terrain. Elle est dans les manifestations, les grèves. Bref, elle est sur les plans.

« Sympa, mais pas extra »

Loin d’être superficielle, Nathalie s’affiche dans un look décontracté. Ainsi, elle apparaît comme une candidat dynamique et souriante. La prof sympa en somme. Toutefois, celle qui miroite un nouveau mai 68 va devoir faire des efforts. Elle souffre d’un déficit de notoriété. Avec 1% d’intentions de vote, elle n’affole pas le radar fashion. Alors un conseil : calme les tons Nathalie et tente les basiques. Même si ce n’est pas en tailleur qu’on fait la révolution.

Sandra Cazenave

La petite phrase qui grimpe, qui grimpe… Episode 1

Les « cass’toi pov’ con » ou « bravitude » mettent un peu de piment dans la vie politique française. Par temps de crise et de morosité, les bons mots et autres petites phrases amusent les foules. Jusqu’à ce que cela tourne carrément au dérapage… On se rappelle du « quand y en a un, ça va » de Brice Hortefeux ou autres « le bruit et l’odeur » de Jacques Chirac. En période électorale, les commentateurs ne laissent rien passer aux hommes politiques. Pour vous, Martine vous propose sa sélection des perles de la semaine. Entre fou-rire et crise de rage.

Les SDF restent chez eux et Sarkozy au pilori

Cette semaine, THE winner is incontestablement Nora Berra. La secrétaire d’état chargée de la santé a expressement demandé aux sans-abris de…. « rester chez eux » !


Sachant que pour elle, les « personnes les plus vulnérables » sont …
Les sans-abris.
Entre temps, la secrétaire d’Etat a modifié son article. Ouf, l’honneur est sauf. Oui. Sauf quil montre la considération que portent certains membres du gouvernement aux personnes sans logement.

Les – 17° et les canalisations gelées, les recommandations et les bonnets en laine, c’est mieux d’en parler quand on a un toit sur la tête. Le plan Grand froid prend fin et hop, tout le monde dehors. Bref, Nora Berra résume bien la situation par son amalgame maladroit.
Petite phrase révélatrice donc à l’heure où le conseil d’état rappelle l’Etat à l’ordre. Il est obligé de fournir un toit à tous. Même « aux personnes les plus vulnérables ».

Bonnet d’âne pour le nouveau candidat

Si comme votre Martine dévouée, vous avez bien, BIEN compris que Nicolas Sarkozy était candidat, penchez-vous sur l’accueil de cette annonce par ses opposants. Infantilisé, dénigré, remisé au ban de l’école des élites, Nicolas Sarkozy en a pris pour son grade.
Le show télévisuel du président-candidat est un « non-évènement » pour la classe politique. Qui ne s’empêche pas de sortir ses verbiages les plus sophistiqués pour se placer entre la pique et l’insulte. Top 3 des petites phrases anti-sarko :
– La phrase d’or revient à François Hollande (quand même, avec le nombre de communicants qu’il a pour lui écrire ses discours ! ) :
« Il a gouverné pendant cinq ans, il connaît les erreurs à éviter. La preuve, il les a toutes commises »
Son argument est un syllogisme qui tait son nom : raisonnement à double proposition ( 1 il a gouverné pendant 5 ans, 2 il connait les erreurs à éviter) qui connaît une conclusion (« il les a toutes commises »).
Mais attention, François, le syllogisme est parfois le meilleur ami du raisonnement par l’absurde ! Et la tentation de croire que « Je connais les erreurs à éviter. La preuve, je ne les ai pas commises, donc je serai président pendant cinq ans », n’est pas certifiée !

– En deuxième, on peut mettre le « Il était un petit homme pirouette cacahuète » de Cécile Duflot. Un petit amalgame avec infantilisation ne fait de mal à personne. Comme si elle avait comparé notre président-candidat avec un menteur, un Pinocchio. La porte-parole d’EELV n’évoque pas la souplesse de Nicolas Sarkozy dans sa formule ! A voir quelle pirouette il devra encore faire pour être élu.

– Et ex-aequo, en bons troisièmes, on peut placer Jean-Marc Ayrault et son « la soudaine conversion de président des riches en petit père du peuple est son ultime impolitesse à la France qui se lève tôt » et notre Toulousain international Jean-Michel Baylet pour son « C’est la candidature du redoublement » à propos de Nicolas Sarkozy.

Pauline Amiel

Les restos du coeur, une association 2.0

Qui a dit que les associations étaient « old school » ? Les restos du cœurs dépoussièrent cette image archaïque. Et s’offrent une compagne 2.0 en ce début d’année.

2012 signe le renouveau. Peut-être présidentiel. Mais pour une fois, laissons les politiques à leurs discussions de sourd. Cette semaine, ce sont les associations qui mènent la danse. Et notamment les restos du coeur, le bébé de Coluche.

Malgré les efforts de communication faits ces dernières années, les restos n’ont pas acquis une image reluisante auprès des jeunes. Ces derniers préfèrent toujours « matter » Top Chef que le prime des Enfoirés. Et non, désolée, les enfoirés ne sont pas hype. Mais ouf ! La campagne 2012 offre un souffle de fraicheur et de geekitude.

WEB-MOBILISATION

Le principe est simple. Une action sur internet, que ce soit un billet sur un blog (oui, les Martines sont solidaires), un dessin ou un clic (tweet ou partage facebook), équivaux à un ou plusieurs repas. Donner n’a jamais été aussi facile.

Cette campagne est réalisée en collaboration avec Danone et Carrefour. En effet, ce sont eux qui offrent les repas au restos du cœur. Cette web-mobilisation a lieu du 20 février au 26 mars 2012.

Un succès 2.0

Et les générations Y et Z se sont mobilisées, tels des soixante-huitards. Le site répertorie 50 000 partages sur Facebook en moins de vingt-quatre heures. Plus que cela, la campagne fait le buzz sur Twitter et détrône le profil hyper médiatisé de Nicolas Sarkozy. #Restos2012  est le second hashtag le plus référencé sur Twitter ce matin. En quelques heures hier, le seuil des 1 000 tweets a été franchi.

Un élan de solidarité qui n’a pas échappé aux partenaires de l’opération. Ainsi, « au lieu de 1 000, ce seront 10 000 repas que vont offrir Danone et Carrefour grâce à votre mobilisation sur Twitter ». Et à la place des 25 000 prévus,ce sont 35 000 repas qui seront perçus, grâce aux blogs .
Alors, pour une fois, ne culpabilisez pas et foncez sur les réseaux sociaux. Ils sont devenus des lieux bien vus, où fleurissent les actes de générosité.

Sandra Cazenave

Votez… Pour vous !

Aussi fou que cela puisse paraître, il y a des gens qui ne sont pas intéressés par la politique ! Si, si, je vous jure, ça peut. Même pendant une année de présidentielles ! Alors, votre Martine, philanthrope et grand seigneur, a LA solution pour les politicophobes : allier fun et élections.

On avait déjà vu ça en 2007. Les éditeurs de contenus web et de jeux regorgent d’imagination pour funniser l’élection. Aujourd’hui, les Pacman présidentiables et autre La Bonne Paye de l’Élysée permettent de s’amuser tout en comprenant (ou pas) les programmes des concurrents au pouvoir suprême. Petit medley des meilleures trouvailles.

Le plus stupide

Le fameux Pacman. C’est bête, mais qu’est-ce que c’est reposant. Dans un petit labyrinthe tout dégueulasse, votre candidat doit manger toutes les pommes et écraser – le plus possible – ses concurrents. Ça n’a d’intérêt que 10 minutes, mais quelles 10 minutes ! Bon, le moins, c’est que les concepteurs du jeu soient bloqués en 2007. Mais ça nous permet de nous rappeler qui est Arlette Laguiller!

Et en musique de fond ? La Marseillaise version hélium, bien sur !

Mix de Mille bornes et de Uno

Pour les fans de tradition (même s’ils ne votent pas forcément Nihous), il y a le Jeu des élections. C’est tranquille. On choisit son candidat et avec des cartes à pièges, des défis à relever… Selon l’éditeur : « Phase 1 : lancez votre campagne électorale et imposez-vous comme favori. Phase 2 : jouez de ruse et qualifiez-vous pour le 2e tour de scrutin. Phase 3 : éliminez votre principal concurrent. Et vous serez proclamé(e) président(e) de la République. » Traditionnel, on vous dit.

Le plus populaire

Ce sont les éditions Marabout qui ont lancé ce jeu de plateau qui fait fureur au coin du feu. Elisez-moi est simple. Chaque joueur incarne un candidat qui veut devenir président. Il doit alors jouer sur les sondages, élaborer sa campagne et ses propositions, gagner des points et accéder aux plateaux de télévision.

Tous devront répondre au Présiquiz, un QCM qui permettra de déterminer leurs compétences et leurs connaissances.
Au final, fight au sommet : le second tour des élections, au terme duquel sera élu le nouveau Président de la République. Jeux d’alliances, triangulaires stratégiques, coup bas politiques et petites phrases seront au rendez-vous dans ce jeu 100 % démocratique !

Version geek

Pour tous ceux qui ne sont branchés ni  politique ni jeux de société, il y a LE jeu vidéo. Le 24 février sort Élections 2012. Inspiré de la réalité, ce jeu de stratégie politique permet au gamer d’incarner son candidat. Alors, 3 modes de jeu au choix :

  • Réaliste : budgets de campagne des candidats et intentions de vote conformes à la réalité.
  •  Strict : mode qui impose de maintenir le déficit budgétaire de son programme à 3% du PIB, conformément aux critères de convergence de l’Union Européenne.
  •  Égalitaire : tous les candidats démarrent avec le même budget de campagne et les mêmes intentions de vote.

Ensuite, c’est débat, télé, interview, meeting, lancement de fausses rumeurs et petites phrases. Franchement, ça fait rêver.

Bref, plus personne n’a aucune raison de ne pas s’intéresser – ou Sacrilèèèège, de ne pas voter ! – aux présidentielles de 2012. Et ça renforce l’idée populaire qu’en vrai, la politique, ce n’est qu’un jeu.

Pauline Amiel

« Habillés pour la présidentielle ». EPISODE 13

NICOLAS, UN PROGRAMME ACCESSOIRISE

INCROYABLE ! Nicolas Sarkozy est candidat à la présidentielle. Que de suspense ! En plus de créer la surprise, notre Nicolas national fait peur. Nos versions françaises de Susan Boyle (C. Boutin) et Georges Clooney (Hervé Morin) ont abandonné la course pour se cacher derrière lui. Ils croient que Nicolas est 100% IN. Alors, est-ce que le bling bling est toujours présidentiable ?

Lunettes Ray-ban, grosse montre et talonnettes. Le B.A.BA de Nicolas. Mais après un quinquennat, les français en ont marre de le voir toujours habillé de la même façon. Car Nicolas, c’est toute une stratégie de communication stylistique.

Un doigt accusateur : "quoi t'as pas de Ray ban ?"

Le sport, sa niaque

Nicolas, c’est un sportif. Qu’est ce qu’il faut pas faire pour sa Carla d’amour … Alors il concurrence le vigoureux Dominique De Villepin et enfile le jogging. Mais pas n’importe lequel. Tout est MI-LLI-ME-TRE ! Alors tee-shirt NYPD, petit short, lunettes Ray Ban aviator sur le nez et Nike aux pieds. Une vrai caricature d’un joggeur bling bling !

Tous ces efforts pour être parfait dans ses costumes italiens. Là où Nicolas innove, c’est question choix des marques. Avant lui, tous les présidents français (ces grands chauvins) arboraient plutôt des créations bien françaises comme Lanvin ou Dior. Mais le chef d’Etat sortant préfère les costumes Prada. Une attitude « très mondialisé ». On croyait tous qu’il aurait favoriser les marques allemandes pour faire plaisir à Angéla ou miser sur le « Made in France ». Mais non. Certains applaudissent cette démarche «  non formatée ». Nous, on reste perplexe face à « tant d’originalité ».

Du bleu marine, des chemises claires : la routine politique quoi !

Nicolas dans le premier rôle du "Dernier mafioso"

Sauf que les costumes sombres assortis de chemises claires (pour paraître plus bronzé, malin), ça suffit. Nicolas varie les plaisirs, alternant deux sortes de coupe. Tantôt l’italienne qui fait les épaules avachies. Tantôt les costards plus structurés qui lui donnent une allure à la David Hasselhoff. Mais ses costumes sont invariablement austères, assortis d’une cravate bleu nuit ou noire, le plus souvent en soie nattée. Et oui, j’ai percé le mystère. Tous les politiques ont le même styliste. Un fétichiste du bleu marine. Tout s’explique.

Une position complètement ADAPTEE pour le look costume -cravate !

Ou est la grosse bagouse en or ?

Honnêtement, ce qui différencie Nicolas de ses adversaires, ce sont les accessoires. Et on ne peut pas parler accessoires sans évoquer ses talonnettes. Car oui, Nicolas, il est complexé. 1M 65 et des poussières, c’est bien 10 cm de moins que les concurrents. Sa petite taille, c’est son talon d’Achille. Et il ne peut pas toujours réquisitionner des personnes qui font sa taille ou des escabeaux lors des meetings. Alors il est obligé de prendre des talonnettes de chanteur de bastringue. Le tout combiné à une coiffure savamment et discrètement gonflée. De quoi gagner quelques centimètres. Mais les experts disent que c’est « très banal dans le milieu ». Alors on dit rien…

Bouh , le tricheur !

Et on ne peut évoquer Nicolas et son look sans parler de montres. C’est comme évoquer Christophe Barbier sans son écharpe rouge. Ou Lolo Ferrari sans ses faux seins. Car le port d’une montre est indispensable dans sa démarche politique. Celle-ci a de multiples significations. Oui, c’est un homme qui est pressé car il a beaucoup de travail. Oui, c’est un homme ponctuel. Oh oui c’est un homme qui a de l’argent. Car Nicolas n’a pas choisi une banale Swatch. Non non non. Au poignet, une Patek Philippe en platine, un cadeau de son amoureuse, Carla. Loin d’être fidèle, il en possède une panoplie. Avec quelques broutilles comme des Rolex ou Bréguet.

Quel populiste ce Nico !

Autre élément phare : les Rayban Aviator. Le must-have de l’été 2008. Un modèle bling bling avec des verres miroir et des montures en argent voyantes. Pas très discret. Mais il faut ce qu’il faut pour séduire Carla.

Un Nicolas décontracté et apaisé : mon oeil !

Aujourd’hui, Nicolas l’a jouerait plus modeste. Et oserait le look pépère devant la cheminée. « Carla et moi, on est de personnes simples ». Alors il est décontracté avec un col roulé noir sous une veste noire ou gris clair, surmonté d’un manteau sombre. Et le week-end, c’est la pure folie furieuse. Nicolas adopte veste de sport en tweed ou à chevrons. Avec parfois un pantalon de velours ( pas très courtois d’infliger cela à Carlita ) . Plus classique, mais très  jeun’s, il ose aussi le blue-jean coordonné avec un polo blanc. Mais toujours pas de quoi sauter au plafond.

NA-TU-REL!

Pour avoir une attitude présidentiable, Nicolas va devoir mettre de côté les « casse-toi, pôv’con » et arrêter de mâcher son chewing-gum (cela fait très beauf!). Et miser sur sa posture de « vrai mec ». A la fois masculin et un peu macho. Le Rocky de la politique. Entre la sobriété et le bling bling, son cœur balance encore. Espérons qu’il n’aura pas vu trop petit.

Sandra Cazenave

Ruptures. Episode 12 de votre série spéciale Martine

Qui n’a jamais passé deux heures au téléphone à réconforter une amie ? Qui n’a jamais préparé des litres de chocolat chaud et entassé des mouchoirs sales dans la poubelle ? Qui n’a jamais dit « les hommes, taçon, c’est tous des salauds » ? Rassurez-vous, je n’ai pas été douloureusement larguée : on ne largue JAMAIS une Martine. Mais franchement, j’ai quelques petites histoires de rupture plutôt savoureuses. C’est l’heure de vider son sac. Alors, pour venger toutes nos copines abandonnées, Top Ten des meilleures ruptures.

Le sucre

Malgré le titre, ce n’est pas une histoire d’amour mielleuse que je vais vous conter. Looooooiiiiin de là. C’est plutôt la version pégueuse et répugnante du sucre. Et devinez à qui c’est arrivé ? A Florence, bien sur…

Julien is THE First. Grand amour, Florence, comme la plupart des minettes de son âge, attend « le bon » pour « le faire ». Il faut que la première fois soit « magique » et qu’elle s’en souvienne « toute sa vie ». Et bé, elle va pas être déçue du voyage. Oui, pour le coup, c’est sûr, elle s’en souviendra toute sa vie!

Parce que le truc, c’est pas que cette fameuse première fois ait été si affreuse ! Non, au contraire. C’est cette première rupture qui est mémorable.

Florence rencontre donc Julien THE First. Dés le premier regard, elle sait. C’est lui. C’est le bon. (Merci la qualité de jugement) Après quelques jours/semaines/mois de flirt – parce que Florence, « c’est pas une fille facile » – et surtout qu’elle est morte de trouille, ils ont leur première nuit. Puis leur deuxième, leur troisième… Six mois plus tard, après leur 125ème nuit en amoureux, alors que Julien part à la douche, Florence catche son téléphone (profitant que julien soit sous la douche), dans un élan de lucidité.

Le SMS maudit

Car oui, tchecker le téléphone de son copain n’est pas un pêché capital, on ne le répètera jamais assez. Et oui, on peut très bien être amoureuse de quelqu’un sans avoir confiance. Florence en est la preuve vivante. Pas folle, la guêpe.

Donc ce jour-là, elle tombe sur le sms de trop. Celui qu’il a envoyé à une « meuf »… qui n’était pas Florence. Un peu estomaquée, elle va faire le pti déj’ pour se calmer les nerfs.

Il sort de la douche, s’habille, s’assoit à la table de la cuisine. Trempe ses lèvres dans le café. Crache le café. Hurle : «  Putain, j’t’ai d’jà dit, c’est un sucre, pas deux dans le café. » Et là, sans foi ni loi, il se lève et la gifle. Si, si. Ca sort de nulle part comme ça.

Sauf qu’à Florence, même son premier amour n’a pas le droit de faire ça. Malgré sa joue qui la lance, elle rassemble tout ses sarcasmes et ses mots les plus durs et se jette -perdu pour perdu – dans la bataille. Ca hurle, ça crie. Elle lui balance une crochet du droit (le fameux sms), ne supporte pas qu’il la trompe. 

Là, il comprend qu’il la perd. Que cette fois, c’est vraiment fini. Alors il fond en larmes : « Mais, ma puce, elles comptaient pas… LES autres.« 

Dix ans plus tard, quand on va boire un café, Florence ne prend toujours pas de sucre.

Martine

Martine privée d’eau

Le froid, les canalisations gelées ou les coupures d’électricité ont été les stars de ces dernières semaines. Le froid polaire frigorifiait les corps humains, comme les matériaux. Des faits divers qui deviennent une routine. Excepté quand vous faites partie des victimes.

En bonne investigatrice votre Martine a testé sa résistance. Au froid, non. Pas besoin de risquer le choc thermique. En quelque sorte, je me suis transformée en survivor. Mais mon Koh lanta perso ne se déroule pas sous un soleil étouffant. Ou dans une île paradisiaque. Loin de là.

Un koh Lanta version polaire

Je vous décris mon île personnelle : un 30 m2, à Toulouse. Température : -10°c. Quant à la température ressentie : -40°c , proche de la Sibérie. A la différence des survivors, je peux manger. Et faire les réserves hivernales.

Mais quand l’eau n’est plus, la situation se corse. Un vendredi matin, après une soirée plutôt arrosée, votre Martine se lève. Pas très sereine. Envie de boire beaucoup beaucoup beaucoup d’eau. Et d’enlever cette écrasante odeur de tabac de ses cheveux.

Donc, je saute sur l’unique bouteille d’eau restante et la vide cul sec ! Puis je pars sous la douche quand …. RIEN. Oui, rien. Ni filet, ni rien. Sur ce, je décide d’affronter le froid à la recherche du problème. Et là, je me retrouve nez à nez avec des canalisations gelées. Enfin, un tuyau recouvert de glace ! Mon voisin, qui possède le kebab du bas de l’immeuble, m’annonce que lui aussi est Sans-eau-fixe. Très bien, on fera tous les deux partis de la tribu des sans-eau. Alors, on s’arme d’un téléphone. Et on harcèle le syndic.

Le système D

Entre cent mille coups de téléphone, il ne reste plus qu’une chose à faire : trouver un autre moyen d’accéder à cette denrée rare. Alors ni une ni deux, je sors taxer de l’eau aux restaurateurs voisins. Ce qui soit disant passant, n’est pas top.

La survie s’organise vite. Réserve de bouteilles d’eau faite à Monop’ : check.  Douche prise chez une copine (qui n’a que de l’eau froide) ou à la piscine (cette expérience laisse une trace de chlore indélébile sur mon corps) : check. Se laver les cheveux au shampooing sec, ce que je déconseille fortement : check. Sans compter, les squats de toilette. Là, la chose se complique. Et dans ma tête une pensée me vient. « Mais pourquoi n’ai-je pas écouté Jules, mon ami branché graines et recyclage. Et installé des toilettes sèches chez moi! » Les écolos, ils nous auront tous !

Des moments de répit

Les challenges se succèdent. Et quelque fois, j’obtiens l' »épreuve de confort ». Autrement dit, je récupère pendant quelques heures l’eau. « Alleluiaaaaaaa ! «  Là , je fais la totale : gel douche, shampooing, après shampooing. Et j’en profite pou ré-approvisionner ma réserve d’eau.  Puis, je retourne dans mon koh lanta. Tout s’arrête à nouveau.

Mon super plombier reviendra 4 fois. Une fois pour réchauffer les canalisations à l’aide de son chalumeau . La deuxième fois, il installe un paroi en caoutchouc autour de la canalisation. Puis, le fameux manteau de laine de verre. Enfin, il a une idée de génie et superpose les deux. Bref, il a du mal mon plombier. Mais ne vous inquiétiez pas. Avec brio, j’ai remporté l’épreuve (et avec son aide). Youhou, l’immunité de l’hygiène. Loin d’en sortir indemne, je garde les traces de cette compétition sur-humaine. Des dizaines de bouteilles vides… Et des cheveux secs.