Comment va la vie dans le monde ?

Pour tous ceux qui pensent ne pas être entendus par les élites et les institutions, l’OCDE propose un indicateur du vivre mieux. En quelques clics, tous peuvent participer à une vie meilleure, loin des critères purement économiques.

En quelques clics, tout internaute peut participer à ce grand questionnaire sur la qualité de vie.

L’environnement, le travail ou l’éducation. Quel est le plus important pour une vie meilleure ? Grâce à l’OCDE, tous les internautes peuvent faire bouger les choses en indiquant les thèmes les plus importants à faire évoluer pour une vie agréable.

C’est simple. Il faut sélectionner ses priorités parmi 11 critères et les classer selon l’importance. En ajoutant son âge, son sexe et son pays, l’internaute participe anonymement à ce grand sondage international. Quitte à rajouter une petite phrase pour exprimer son état d’esprit.

« Pour les citoyens du monde entier, l’indicateur du vivre mieux constitue une manière originale de mesurer et de comparer la qualité de vie en allant au-delà des données brutes et arides du PIB, selon le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, Nous envisageons de le modifier dans les années à venir et d’en faire l’instrument privilégié de l’élaboration de politiques meilleures pour une vie meilleure ».

Au delà de se sentir vraiment pris en compte, le programme « Better life » permet aussi de se comparer aux autres pays ou aux personnes qui correspondent aux mêmes critères que soi. 

La France plutôt bien lotie

Et alors, en France, ça donne quoi ? Selon les indicateurs de l’OCDE, les Français sont bien placés au niveau de la qualité de vie. Les liens sociaux, la santé, l’environnement et la sécurité sont les critères mis en valeur.

La France, un pays où il fait bon vivre

A l’opposé, l’éducation fait descendre le pays derrière le Royaume-Uni et la Russie. Les revenus, eux-aussi, ne satisfont pas les internautes français qui ont répondu au questionnaire.  » En France, le revenu moyen gagne 27 789 USD par an, soit plus que la moyenne de 22 387 dollars dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ quatre fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis. »

Globalement, selon l’OCDE, les Français sont « plus satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens. 73 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 72 %.  » Malgré cela, rassurez-vous, les Français se garderont toujours le droit de râler.

Pauline Amiel

Retour vers le futur, version photo

Le vintage est en vogue. Alors que certains sortent les Polaroïds et les fish-eyes, Irina Werning remet au goût du jour des photos d’enfance. 10, 20 ou 30 ans plus tard. Même si ce n’est pas nouveau, ça vaut le coup d’oeil.

« J’adore les vieilles photos ». Irina Werning est un photographe passionné par le retro. Mais au lieu de les collectionner, il invite les protagonistes d’un ancien cliché, à faire un retour dans le passé.  Ses photographies comparent les personnes d’aujourd’hui sur les instants et les décors du passé. Voici sa seconde collection de « Back to the future », sortie fin 2011.

Chaque détail est soigné : luminosité, cadrage, attitudes. La ballerine des années 80, 20 ans plus tard .

Qui n’a pas gardé des photos souvenirs kitsch pour les regarder avec nostalgie ?Johannes (le protagoniste des photos)a trouvé mieux. Il peut se vanter d’en avoir des tout aussi cool au XXI° siècle.

Irina Werning photographie partout dans le monde. Mais son terrain de prédilection, c’est sa ville, Buenos Aires. 

Un cliché d’une fête londonienne improvisée en 1976, et reproduite 35 ans plus tard. L’alcool fait des ravages…

Un petit clin d’oeil à l’Histoire avec le mur de Berlin avant sa chute. Et un Berlin libre en 2011.

La couronne de fleurs, la robe de mariée meringue et le regard vide : la photo de mariés kitsch renaît de ses cendres. 

L’artiste argentin estime que ce projet est sa « thérapie » contre la nostalgie. D’ici peu, il réalisera des clichés à Disneyland Paris. D’ores et déjà, ses oeuvres inspirent beaucoup de monde. La chanteuse Feist a d’ailleurs repris les travaux du photographe pour les besoins de son dernier clip « Bittersweet Melodies ».

Sandra Cazenave

Ruptures. Episode 23 de votre série spéciale Martine

Trahison, tromperie, pleurs… Une rupture, ça fait pas rêver. Mais entre les mains habiles de votre Martine favorite, la plus cruelle devient réjouissante. Ô rage, ô désespoir, c’est fini. Bonjour vengeance. Pour tous ceux qui en peuvent plus des « il m’a trop prise pour une conne » et des « T’façon, elle sait pas c’qu’elle veut, celle-là », venez savourez une ptite rupture bien d’chez nous. Top 30 des meilleures séparatations.

Cocue mais pas vaincue

Vivre un an de sa vie avec quelqu’un et découvrir qu’au final, on aurait mieux fait de s’abstenir, c’est quand même triste. Combien de copines ont appris que leur mec était un fan de couguars ou de sites de cul bizarres ? Combien de double vie, de double jeu, de double discours ?

Florence (si, si, toujours la même, je vous jure) a vengé TOUTES les filles dupées… Parce qu’à un moment donné, ça passe plus. Grâce à elle, j’en connais un qui aura du mal à choper par chez lui durant les quinze prochains jours…

1,2,3… 25 !

L’histoire classique. Des potes de potes, une soirée « rugby » dans un bled par chez nous. Bref, Florence se met – après moult péripéties – en couple avec Julien. C’est mignon, tout beau, tout frais. Après quelques temps, elle devient « la femme de sa vie », « la mère de ses enfants ». Mais à quel prix ?

A partir de là, tout part à vau-l’eau. Florence s’emballe à mort. Elle choisit presque sa robe de mariée et rêve du prénom des enfants (Fleur et Paul, au passage). Evidemment, il se mette à la cuisine ensemble et elle passe SA VIE à s’occuper de lui.

Chez elle, le « je » se transforme en « nous » et même ses copines les plus réticentes commencent à envisager d’éventuellement apprécier Julien. « Un mec qui la rend si heureuse est forcément bien au final ?! »

Fin du conte de fée

Un an et des brouettes plus tard, retour à la réalité. Du jour au lendemain, sans crier gare, il la largue. Et de façon dé-gueu-lasse en plus. Un soir, il rentre pas. Elle l’appelle, il ne répond pas. Aux alentours de 25 clopes et demi plus tard, elle reçoit LE message. Julien la quitte, sous un prétexte fallacieux. Du genre « je vais te rendre malheureuse » et compagnie. Donc Florence est seule, chez eux, entrain de pleurer. Et lui, tranquillou à se siroter des bières, devant un match, chez des potes.

Là, déjà, on a un doute. On se dit que finalement, on était allé peut-être un peu vite en besogne en l’adoubant « mec de l’année ». Eh bé on a pas été déçus du voyage ! Comme très souvent dans ce cas-là, heureusement qu’il y a les amis ! Le lendemain, elle sort, apprend par « une amie » que Julien a fricoté avec une minette le week-end auparavant.

Le surlendemain, rebelote. Une pote, ayant appris la rupture, l’appelle pour lui dire qu’il a couché avec au moins deux meufs différentes durant les deux dernières mois. Et le jour suivant, c’est cadeau : l’ex de Julien, celle qui a pourri la vie de Florence pendant toute leur relation ( l’ex qu’on déteste) lui envoie un message. En gros, elle s’est tapée Julien pendant les six premiers mois de son couple avec Florence.

Vous imaginez un peu ? Ni une ni deux, le conseil des copines est réuni. Intervention d’urgence. Le thème ? Bonne vengeance facebook. Histoire d’avoir de l’audience…

C’est cadeau… A mon avis, il plantera pas son ballon de sitôt…

Avec 44 personnes, on a même des remplaçants !

Martine

Le printemps érable, nouveau mai 68

Le printemps arabe, c’est SO 2011. EN 2012, il faut suivre le « printemps ERABLE ». Cela fait plus de 100 jours que les étudiants québécois manifestent dans les rues de Montréal. En cause, l’augmentation de leurs frais de scolarité. 

Les étudiants sont révoltés.

Manifester en sous-vêtements? Ils l’ont fait. Comme cela n’a rien donné, ils prennent un tournant  plus radical.  Montréal a connu ses premières violences entre étudiants et autorités. Vitrines cassées, bouches d’incendie détériorées et arrestations d’étudiants. Les piquets de grève ont laissé place à « un chaos indescriptible« .

La manif vue avec dérision par les twittos.

Et pour cause. Le mouvement étudiant est devenu ILLEGAL. Suite à une loi « spéciale «  votée par le Parlement vendredi dernier, des limitations à la liberté de manifester et aux piquets de grève devant les établissements ont été imposées. Grâce à cette « loi matraque », un gréviste risque dorénavant une amende de 1000 à 5000 dollars par jour. Et la contravention va jusqu’à 125 000 dollars pour les organisations.

Les policiers communiquent avec les manifestants par le biais de Twitter.

Près de 50 % des étudiants sont actuellement en grève. Ils refusent de voir leurs frais de scolarité augmenter de plus de 80 %. Cela les placerait à équivalence des frais nords-américains, soit 4000 dollars par an en moyenne.

Les Indignés version québécoise

Plus qu’une simple manifestation, c’est le mouvement d’une génération qui s’insurge contre les logiques néo-libérales. Il n’est pas sans rappeler celui des Indignés, tant dans ses revendications que dans ses modes d’action. Aussi, les étudiants utilisent les réseaux sociaux pour se rassembler, avec le hashtag #manifencours. Et chose nouvelle, le Service de police de la ville de Montréal communique directement avec les manifestatnts connectés sur Facebook et Twitter.

Les indics 2.0.

Plus que cela, ce mouvement crée une réelle solidarité. Mardi, ils étaient des centaines de milliers dans le centre de Montréal. Pour soutenir les étudiants, des syndicalistes et des Québécois marchaient dans la rue avec eux. « De plus en plus de célébrités se rangent du côté des étudiants. Et c’est à cause du comportement du  premier ministre, qui n’agit pas en tant que tel » constate Gauthier, étudiant aux Trois rivières. Selon lui, Jean Charest se moque des étudiants.

Des soutiens affluent sur les réseaux sociaux

Gégé, lyonnaise d’origine, étudie l’administration à l’université des Trois rivières dans le cadre d’un échange erasmus. Même si elle suit le mouvement, elle n’est pas directement concernée. « Les diplômes en administration ne font pas grève comme d’autres….nous avons juste eu 2 semaines sans cours » indique la jeune femme. Et même si elle n’est pas favorable au blocage, elle le considère comme «  un moyen de se faire entendre. » A côté de cela, les étudiants continuent d’organiser des actions symboliques. Vendredi, des élèves de l’université Laval, ont déposé une tête de cochon géante à l’entrée de l’édifice du ministère de l’Agriculture, des Pêches, et de l’Alimentation du Québec. A quand le retrait du gouvernement ? Ou une simple discussion avec ses indignés étudiants…

Sandra Cazenave

Ruptures. Episode 22 de votre série spéciale Martine

Trahison, tromperie, pleurs… Une rupture, ça fait pas rêver. Mais entre les mains habiles de votre Martine favorite, la plus cruelle devient réjouissante. Ô rage, ô désespoir, c’est fini. Bonjour vengeance. Pour tous ceux qui en peuvent plus des « il m’a trop prise pour une conne » et des « T’façon, elle sait pas c’qu’elle veut, celle-là », venez savourez une ptite rupture bien d’chez nous. Top 30 des meilleures séparatations.

La consolante

Dans la série « Ana choisit des mecs relou », je demande… Le pleurnichard. Comme quoi, un « vrai mec » peut vite se transmuter en Bisounours  morveux à la moindre déception.

C’est pas spécialement qu’Ana soit une briseuse de coeur, pas du tout, mais y a des moments, faut savoir choisir. Ca faisait quelques semaines qu’elle fréquentait Julien. Qu’on se le dise, c’était plus par ennui que par convictions. Mais enfin, c’est quoi son problème à Ana ? Il est plutôt mignon, il est gentil et clairement accro à elle. Drôle, patient. Bref, une perle. Rien que de faire l’étalage de ses qualités, on s’emmerde….

Comme disait notre ami La Fontaine, l’amour et la folie font souvent bon ménage. Sauf que la Ana, rester par dépit, c’est pas franchement son truc. Il suffisait que sa pote Colette la chauffe un peu trop pour sortir-en-boite-chopper-des-« beubons-bébé » un samedi soir et le ptit Julien, ben il a pas fait long feu.

Le naufrage 

Si leur couple « était un bateau, ça aurait été le Costa Concordia ». Quand on en arrive là pour larguer un mec, c’est que c’est vraiment le fond du gouffre. Ben faut croire qu’Ana l’a atteint.

Du coup, le fameux samedi où elle devait sortir avec Colette, elles passent l’aprem à se pomponner en buvant du rosé. Vers 19 heures, elles se quittent en se filant rendez-vous deux heures plus tard. Juste histoire de larguer Julien façon réglo.

Sauf qu’au moment fatidique, Julien fond en larmes. Mais genre vraiment ! Il se colle à Ana, et inonde son haut de soirée. On est bien comme tout. Au début, elle patiente, essaye de le consoler tant bien que mal… Tout en gardant un oeil sur sa montre.

Puis l’heure du rendez-vous approche. Elle tente sa métaphore maritime du Concordia. Il ne s’arrête pas de pleurer. Tant est si bien qu’elle en arrive à lui dire de venir en boîte avec elles. Toujours les larmes. Jusqu’à ce qu’Ana lui dise « T’inquiètes, j’te présenterai des copines… » Le naufrage, quoi.

Martine

Cannes : palmiers, cocktails et VIP

« Etre une clubbeuse ou ne pas être. Telle est la question ». Le festival de Cannes, c’est le festival International du film. Mais au vue de la croisette et de ses soirées, il ressemble davantage à un épisode de Gossip girl qu’à un événement cinématographique. Votre Martine a infiltré ce monde de clubbers à paillettes. 

Certains rêvent de croiser Woody Allen ou Martin Scorcese à Cannes… D’autres de bécoter Frédéric Beigbeder. L’envers du décor du festival a de quoi dérouter. L’évenement de ce jeudi 17 mai, c’était la soirée d’ouverture de la Villa des Inrocks. Rien que pour avoir des pass, c’était pas gagné. Après avoir harcelé les attachés de presse, on a dégoté notre accès vers le paradis des gens swag (c’est comme ça qu’on dit dans les soirées cannoises !)

Une fois vêtus de leur plus belle chemise The Kooples ou de la dernière robe Zara, tous les hipsters azuréens se sont rassemblés. Histoire de faire genre « on adooooooore ce groupe tellement indé et alternatif » et de boire gratuitement dans un lieux somptueux. Ils ont pas été décu.

Cascadeur, le fou. Gossip, la folle

Beth Ditto se recoiffe entre deux chansons. Photo Inrocks.

Niveau musique, les Inrocks ont été à la hauteur de leur réputation. Cascadeur a fait du son avec une machine à papier ou un zuzu tout en troquant son casque de moto contre un masque de catcheur. Bref,  il a chauffé la salle. Mais la STAR, c’était Beth Ditto. Toujours surexcitée, elle a alterné chansons endiablées et blagues. Alors qu’elle raillait les fumeurs, elle a proposé du whisky à son public en talons hauts. Même Jean-Paul Gauthier, présent dans la « fosse », n’y tenait plus. Et il se déhanchait violemment sur les paroles d’Heavy Cross. 

Pour compléter le duo, les C2C ont déchaîné les clubbers, qui commençaient à plonger la tête dans l’herbe, atomisés par les cocktails surchargés. Les champions du monde de DMC ont régalé l’assistanat, qui passait alors au Vitamine Water avant de reprendre la voiture.

 Des peoples en veux tu, en voilà !

Les réalisateurs, c’est dépassé. Les stars de cette soirée, c’était Marco Prince (un funeste juré de la Nouvelle Star, et accessoirement le prince français du funk) ou encore le sosie de Gaspard de Justice. Tout le monde y a cru. mais, en réalité, ce n’était que l’humoriste Nicolas Ullmann déguisé. La surprise, c’était Julie Ferrier. L’humoriste servait de maîtresse de cérémonie (c’est so Cannes !). Au lieu d’un discours, elle a préféré faire un blind test. Et y a pas à dire, c’est moins ronflant.

Bérénice Bejo fait pâle figure à côté d’elle !

Pour les fanas du Grand Journal, Michel Denisot s’est prêté à une séance photo. Personne n’y a résisté, même votre Martine. Le problème, c’est que face à ce ponte de Canal +, on perd nos neurones. Et au lieu d’un « vos questions sont pertinentes mais vous manquez d’objectivité« , on sort un misérable « je suis FANNNNNNNNNN de vous ». C’est officiel, la fréquentation de VIP rend superficiel.

Le garde du corps, l’ami des groupies

Mais pour approcher tout ce beau monde (et espérer acceder au St Graal, le coin VIP), il faut se familiariser avec LA personne la plus proche d’eux en ce moment, leur bodygard. Pour le reconnaître, c’est facile : ils sont généralement grands, vêtus d’un costume, à l’allure rigide et mono expressif. Cela ne nous fait pas peur. Dès qu’on s’est rapproché de Jean-Paul Gauthier, l’homme de l’ombre nous a fusillé du regard. Mais votre Martine a feint l’innocence. Sans cesser de complimenter le garde du corps. Un petit, « vous avez vraiment un air de Daniel Craig » et le tour est joué. En avant les photos instagramés de cagoles cannoises.

Certains sont plus récalcitrants. Jouer alors la carte « compassion ». Oui, il n’a pas vu le concert. Et oui, on le plaint car il se couche tard. On sait jamais, ça peut marcher !

After, tu auras

Pour parfaire sa soirée, il faut aller sur la croisette. (même si c’est difficile de lâcher les cocktails fraise /vodka Belvédère/roquette de la villa des Inrocks). Jeudi soir, Martine s’est rendue au Chivas, pour la soirée Paris Première. Les coktails étaient encore gratuits. C’est vraiment plus facile quand on a de l’argent (ou des accréditations). Alors on danse a coté de Frédérique Bel en se disant qu’elle est pas si grande que ça. Et que « la minute blonde », c’était quand même drôle. Mais dur de paraitre naturelle dans cet univers. rien que les boudhas de la boite coûtent plus cher que notre tenue.

Les plus fous iront finir la soirée au VIP Rom voir « Jean Roch et David ». Ou boire un verre à 50 euros sur la croisette. Votre Martine a été se coucher. L’infiltration au milieu des stars, y a pas à dire, c’est éprouvant.

Sandra Cazenave

Pas de suppressions d’alloc’ pour les absentéistes

Supprimer les alloc’ pour les familles d’élèves absentéistes ? Il y a plus d’un an, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, a fait voter cette proposition très contestée par les professionnels. Depuis, seules 180 familles ont été privées des précieuses allocations. Preuve que l’Education Nationale en a bel et bien fini de la carotte et du bâton ?

« Depuis janvier 2011, il y a eu 180 suspensions d’allocations familiales. » Martin, un professionnel rattaché à l’Inspection d’académie de Toulouse, dresse le bilan. Les institutions, ministère de l’Éducation Nationale en tête, refusent de confirmer ce chiffre. Pourtant, au bureau d’Eric Ciotti, le député des Alpes-Maritimes qui a proposé la suppression des allocations familiales pour les élèves absentéistes, on estime que « ce chiffre est plus que probable ».

En 2011, plus de 340 000 élèves sont absentéistes selon le ministère de l’Éducation Nationale. Il y a absentéisme « en cas d’absences non justifiées d’un élève pendant 4 demi-journées et plus en 1 mois » d’après les textes. Pourtant entre janvier et mai, seules 165 familles ont été privées momentanément de leurs allocations familiales. Pire, dans les Alpes-Maritimes, la Caf n’a “à ce jour, pas pris ce type de disposition” selon Emmanuelle Lucas responsable de la communication.

Mais derrière la guerre des chiffres, il y a les difficultés de terrain. « La question de l’absentéisme n’est pas dramatique. Dans les établissements, on essaye de s’arranger avec les parents et la communauté éducative…Sans forcément passer par la répression » décrit Martin.

Bref. Plus d’un an après la mise en place de la « loi Ciotti » sur la lutte contre l’absentéisme scolaire, les professionnels font le point. Dans leur coin. Entre mesure choc et véritable outils contre le décrochage scolaire, la suppression des allocations familiales dérange toujours la communauté scolaire.

Ne pas aggraver la situation

La loi Ciotti a été apprivoisée par la communauté scolaire. « Nous ne l’avons jamais appliqué mais parfois elle peut-être utile pour faire peur aux familles » explique un proviseur de collège dans l’académie de Toulouse.

Toujours cette image de l’école qui « tape sur les doigts » des mauvais éléments… D’autant plus erronée que les familles récupèrent par rétroaction l’intégralité des allocations dès que leur enfant retourne à l’école.

Du côté des syndicats enseignants et des associations de parents d’élèves, on réprouve « l’esprit » de la loi. « Seules deux familles ont perdu leurs allocs dans l’académie » selon Martin. La Fcpe 31, quant à elle, garde « toute confiance en la communauté éducative pour ne pas aggraver des situations parfois délicates ».

Pauline Amiel