Ruptures. Episode 10 de votre série spéciale Martine

Qui n’a jamais passé deux heures au téléphone à réconforter une amie ? Qui n’a jamais préparé des litres de chocolat chaud et entassé des mouchoirs sales dans la poubelle ? Qui n’a jamais dit « les hommes, taçon, c’est tous des salauds » ? Rassurez-vous, je n’ai pas été douloureusement larguée : on ne largue JAMAIS une Martine. Mais franchement, j’ai quelques petites histoires de rupture plutôt savoureuses. C’est l’heure de vider son sac. Alors, pour venger toutes nos copines abandonnées, Top Ten des meilleures ruptures.

Trop d’boulot

Sexy Serveur à vot'service, Madame. / CB

Entre vous et moi, y a quand même des gens qui attirent les histoires chelous. Ben ma copine Florence, c’est quelqu’un qui attire les gens chelous. Et particulièrement les gars. Pendant les prochains épisodes, je vais cracher mon venin sur tous les mecs bizarres qu’elle a croisé. En commençant par Julien, bien sur.

Florence est un fille IN, jusqu’au bout des ongles à strass. Le lundi soir, avec ses copines, pas question de se planter devant Top chef. Du coup, elles vont dans ce nouveau resto trop-à-la-mode-dont-tout-le-monde-parle. Pia pia pia, pia pia pia. Quand elle ressort enfin la tête de ses pasta al arrabiata et de ses commérages, elle remarque ENFIN que le beau serveur du fond à gauche la mate allègrement depuis une heure.

Là, c’est le branle-bas de combat avec ses copines. « Alors je fais semblant d’aller aux toilettes puis tu l’appelles et tu lui donnes mon numéro. » Pas le temps de peaufiner la stratégie, elles en sont déjà au dessert. Plan exécuté. Elle paye et sort fissa du resto.

Du kiss et d’la mousse

Quelques jours plus tard, Florence au téléphone : « non mais c’est gé-nial. Il est trop sym-pa. » Parce que Oui. Oui, Julien le serveur sexy l’a rappelé. Et mieux que ça, Madame, il l’a invité au resto. Puis à boire un verre. Puis à prendre un bain… L’idylle dure.

Le grand kif de Julien et Florence, c’est le bain mousse d’ailleurs . Comme elle dit : « Je comprends pas, ma mère croit que quelqu’un s’est branché sur mon compteur d’eau! » Et vas-y que ça fait des bulles dans la baignoire puis des petits « plateaux télé » en peignoir chonchon. Le rêve.

Sauf que, évidemment, ça ne peut pas durer. Donc un soir, voyant l’eau du bain refroidir, Florence, appelle son cher et tendre. Merde, alors, il bosse. Ni une ni deux, elle va lui faire une surprise. Arrivée au resto, elle voit un de ses collègues : « Ah non, j’crois pas non. Julien, il bosse pas ce soir. » Voilà, voilà.

Mais ce qui est cool avec les filles qui attirent les cassos, c’est qu’à force, elles savent y faire. Donc, ma Florence, elle se démonte pas. Driing. Driing.

– Allo Julien, t’es où ?

– Ben, au boulot.

– Ah non, j’crois pas non. Parce qu’à ton boulot, moi, j’y suis là.

Et là il s’est lancé dans une excuse-à-deux-balles-digne-d’un-enfant-de-quatre-ans comme quoi son collègue du boulot lui aurait, je cite, « fait une blague » en lui faisant croire qu’il bossait alors que c’était pas vrai. Puis en revenant chez lui, il « allait appeler, j’te jure » sauf que sa meilleure amie allait pas bien alors il est allé la réconforter. Ok, salut.

Apparemment, Sexy serveur avait encore frappé. Depuis, deux fois par mois, Florence appelle dans ce resto pour réserver des tables pour des mariages, des baptêmes, des bar mitzvahs. Pour 10, pour 30, pour 50… La vengeance est un plat qui se mange froid.

Martine

« Habillés pour la présidentielle ». EPISODE 10

Armé de bottes et parka, NIHOUS part à la chasse aux votes

Qui va à la chasse perd sa place … Ce sera peut-être le cas de Frédéric Nihous lors des élections présidentielles. Le candidat chasseur préfère les bottes en caoutchouc et les parkas aux costumes. Alors, les Français craquent-ils pour le style chasseur mystérieux ?

Frederic, un coeur d'artichaut ?

Celui qui se présente comme « le candidat de la ruralité » propose un programme tout en « boue, canard et chasse à l’ours ». Au lieu de multiplier les passages télévisés, il préfère arpenter les champs et les forets. Autant dire que le président de Chasse, Pêche, Nature et Traditions n’est pas un « précieux ».

30 millions d'amis avec Frédéric : c'est beau !

Frédéric a au moins le mérite de ne pas dénoter quand il est en campagne. Après Poutou, c’est un autre « M Tout le monde », dans une version originale « j’aime la campagne, la chasse et la pêche ».

100 % FASHION CHASSEUR

Dans son look de chasseur de gibier, on trouve tous les hits de la saison. La parka marron molletonnée que s’arrachent tous les hipsters : CHECK ! Le col roulé noir et le jean très Steeve Jobs ? On peut dire que sur un malentendu ça passe, CHECK. Les bottes en plastiques sont d’habitude réservées aux dames. Mais sans paillettes, celles de Frédéric font viril : CHECK ! Le béret noir, emblème de la France : CHECK. 

Fréderic sur ses podiums quotidiens !

Mais on peut regretter l’absence de moustache à la José Bové. Frédéric préfère le bouc structuré. Un choix barbistique qui correspond davantage au look costume-trois-pièces-avec-bleu-marine-à-tout-va ! Heureusement, Plutarque le déculpabilise. Selon lui « la barbe ne fait pas le philosophe ».

UN COPIER COLLER DES COPAINS ?

A 44 ans, Frédéric n’est pas un nouveau de la scène politique. Du coup, il sait comment avoir la classe dans la cour des grands. Et éviter les réflexions sur son côté « paysou ». Il se pavane quelques fois en costume. Mais il n’ose toujours pas le cintré.

OOOOOhhh la belle cravate !

Le tout combiné avec de jolis cravates. Mais elle n’est pas rouge comme celle de Jean-Luc ou bigarrée comme celle de François. Celles de Frédéric, elles sont fleuries. Le chasseur doit lire Glamour. C’est là qu’il a entendu parler de la mode du « liberty ».

Frédéric rêve de voir la chasse comme principal débat de la présidentielle

Pour l’instant, il peine à atteindre les 2% des intentions de vote, les agriculteurs lui préférant Sarkozy. Peut être accordent-ils plus de légitimité aux austères hommes politiques ! Alors Frédéric, quand vas tu lâcher le ciré vert kaki pour un duffle-coat noir ? Pas sûr que ce soit très pratique pour chasser les scrutins.

Sandra Cazenave

Des nouveaux chiens de garde…mordant !

« Les chiens de garde ». Une expression pour désigner les gardiens de la liberté… et les Cerbères de la démocratie. Aujourd’hui, le documentaire les Nouveaux chiens de garde conteste cette désignation. Journalistes pourris, collusions avec le pouvoir et le « Capital »…rien n’est épargné.

Tout part d’un livre. Les Chiens de garde de Paul Nizan rejetait l’influence qu’une poignée de philosophes en vue pouvait avoir sur le reste de la population. Aujourd’hui, les nouveaux chiens de garde sont Les journalistes, Les « spécialistes », Les personnages qui accaparent les médias.

C’est le genre de films à vous écœurer de la télévision. Laurent Joffrin qui met plus d’une minute à poser une question banalissime à Jacques Chirac ou encore Jean-Pierre Elkabach copinou avec Arnaud Lagardère sur le plateau de Vivement Dimanche… Des scènes qui font grincer des dents… et sortir les crocs.

Définitivement critique et acerbe avec une ironie mordante et un montage – quelques peu – à charge, Les Nouveaux chiens de garde ne crie pourtant pas au loup. Un vraie réflexivité des médias doit s’instaurer. Le public, lui-aussi, est concerné. Savoir qui on a en face et quels discours doivent être relativisés… Car c’est, en toile de fond, les questions que le spectateur se pose. Quelle est ma part de responsabilité dans ce cirque médiatique ? Pourquoi les citoyens tolèrent-ils ça ?

Fric et médias, un mélange détonant

Le film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat ne répond pas à ces interrogations. Mais nous permet de nous les poser. Quand on sait qu’un Français moyen passe 3h30 devant sa télé…ce n’est pas un luxe !

Le parcours d’un Michel Field, passant de la lutte révolutionnaire dans les années 70 à la présentation d’un meeting UMP dans les années 2000 laisse le spectateur béat. Forcément, tous les journalistes ou animateurs ne sont pas pourris. Ils ne facturent pas tous plusieurs milliers d’euros leur prestation lors de meeting d’entreprises privées, comme Christine Ockrent !

Et que dire des repas, chaque dernier mercredi du mois au Siècle ? Avec un travail de recherche flagrant et des connections entre plusieurs dizaines d’années vraiment intéressantes, Les Nouveaux chiens de garde est un documentaire pour la santé publique.

Il devrait presque être imposé dans les programmes scolaires. Mais avec une petite mention en bas à droite : « attention, ce film ne montre qu’une partie de la réalité ».

Pauline Amiel

Héros des enfants et rois du street art

Martine aime quand les artistes re-visitent les classiques. Après la version gore des Disney de José Rodolfo Loaiza Ontiveros, voici les personnages des dessins animés, cartoons et jeux vidéos vus par Olivier Rizzo.

Olivier Rizzo, alias Speedy Graphito, est un parisien de 52 ans. Il est l’un des pionniers du mouvement « Street art » français. Son crédo ? A l’aide de pochoirs et de pinceaux, il recouvre les murs de Paris des « personnages schématiques et dynamiques ». Il s’inspire de la société et du monde dans lequel il vit. Un mélange psycho-délire hallucinant.

Rencontre avec les icônes modernes de Speedy graphito :

Les personnages des cartoons sont là : au choix Mr champignon de Mario Bross ou Bob l’Eponge. Le tout associé à des dessins inspirés de Tetris. Le plus de ce graffiti ? Le bambi sans tête. Qu’est ce que cela signifie docteur ?

Picsou est enfin représenté dans une version funky, vêtu de rose. A l’heure de la crise, les dollars colorés de ce radin invétéré donnent le sourire.

Et ce que Visa et Google dominent le monde ? On peut le croire… A moins qu’ils représentent l’empire du mal. Leurs hommes de main seraient alors Mister T et Snoopy, normal !

Est-ce que Speedy Graphito est un romantique ? A voir ses tags d’amour, on pourrait le penser. On croirait le prince et la princesse, dans une version technicolor. Avec des « PIF », des « LOVE » et « DUREX ». Car l’amour, c’est aussi des disputes et du sexe !

Pinocchio ne fume plus de joints. Recoloré, le petit garçon de bois s’offre une seconde jeunesse. Une jeunesse où les pensées se focalisent sur des révolvers et des jouets de petites filles. Futur tueur en série Pinocchio?

Un héros de jeux vidéo déguisé en Mickey ? Il l’a fait. Et comme c’est un jeun’s, il graffe. Y a pas à dire, le graffiti, c’est du grand art !

Sandra Cazenave

Qui se cache derrière le masque d’Anonymous ?

La fin du monde est proche ! Dans quatre jours, Facebook va mourir. C’est la nouvelle rumeur du net. Anonymous devrait attaquer le réseau social le 28 janvier. Mais, en réalité, qui se cache derrière le groupe de cyber-militants ?


J-4. Samedi à midi sonnera le glas pour Facebook. C’est en tout cas la promesse d’une vidéo publiée sur Youtube. Drame et dévastation jusqu’à ce que… quelques heures plus tard, un tweet d’un compte lié aux Anonymous démente l’attaque. Alors entre théorie du complot et réalité, l’internaute lambda doit-il paniquer ?

La vidéo serait la création d’un Anonymous isolé. Généralement lié à la défense des droits et des libertés des internautes, le groupe de cyber-militants n’arrête pas de faire parler de lui. Le masque blanc au rictus ironique fait partie du quotidien des internautes. Mais avant d’être des hackers politisés, Anonymous était juste les « champions du monde du LOL » sur les sites 4chan et Lulz. Mais entre les prises de position et l’hommage à Vendetta, suivre Anonymous n’est pas de tout repos.

Parce qu’Anonymous, c’est tout le monde et personne. Pas de lieux communs ni de culture ou de langue. Peut-être une vision du net et du droit à l’information commune. Et encore. Il n’y a pas de manifeste ni de déclaration. Juste un masque et une idée flottante. « Nous sommes vos frères et vos sœurs, vos parents et vos enfants, vos chefs et vos employés. Anonymous est partout et nulle part en même temps. Notre force tient à notre nombre » explique l’un d’entre eux au Nouvel Observateur.

Contre le déni de justice

Cette semaine, Anonymous est de tous les combats. La fermeture du site de téléchargement Megaupload a fait sortir le web de ses gongs. Un Anonymous français explique au Nouvel Obs qu’ils ne « visent pas à défendre Megaupload en tant que tel, mais à dénoncer ce que la justice américaine s’est permise bien loin de chez elle… » Plusieurs sites internet ont subi des attaques. Le but ? Saturer le site cible de requêtes. Parmi les victimes, on compte les sites du FBI, du ministère de la justice américain, des maisons de disques Universal, EMI et Warner, de Disney, de l’association professionnelle du disque RIAA et de l’association professionnelle du cinéma MPAA.

Ces « Robin des bois » des temps modernes ne sont pas à craindre. Ils se chargent de rappeler aux autorités qu’elles ne peuvent pas jouer avec le web et le droit d’information des internautes. « Nous nous battons contre la censure du web. Peu importe le gouvernement, il n’as pas le droit de nuire a nos libertés », explique Sunki. En attendant que nos gouvernements trouvent la juste formule pour l’internet de demain…Anonymous veille au grain.

Pauline Amiel

« Habillés pour la présidentielle ». EPISODE 9

BONS POUTOUX DU NPA

Philippe entre dans la course !

Fini les coups de gueule du facteur ! Ô plus grand malheur de ses fans, Olivier Besancenot se défile pour laisser place à Philippe Poutou dans la course à la présidentielle. Un candidat sans en être un, qui multiplie les efforts pour être (re)connu. Alors a t-il le NPA style ?

« Il est foutu » fustigent certains journalistes. Philippe est pointé du doigt. Il est la risée des médias. Son défaut ? Un patronyme prisé pour les jeux de mots. « Des poutous partout » ironisent certains. Mais Philippe, c’est bien plus qu’un bisous de grand mère.

Des épaules… de travailleur

A première vue, Philippe n’a pas la carrure d’un président. Il n’a ni chauffeur privé, ni HLM de luxe. Rien de grave pour l’instant. Côté stature, le problème s’aggrave. Philippe cumule un look banal, une posture plutôt insignifiante, le regard hagard et l’expression gênée.

Malgré cette accusation d’excès de banalité , on ne peut dénoncer sa tenue. Alors que les autres candidats à la présidentielle se battent pour appeler le « peuple » et condamner les « élites » (du populisme, oui), Philippe vit comme M. tout le monde. Forcément, il n’a pas besoin de porter des costumes trois pièces Ralph Lauren ou des cravates en soie.

Pas de personnalisation du NPA

Sa banalité, c’est son originalité. Un jean, un tee shirt et une parka : Philippe is ready pour la présidentielle. Enfin, plutôt pour les manifestations. Car Philippe , c’est un homme de terrain. Alors que François, le béarnais faisait un meeting à Dunkerque, Philippe , il bossait à l’usine. Comme les autres jours. Pendant que les autres twittent, lui il manifeste contre le G20.

La politique-spectacle, ce n’est pas son truc. On n’a pu le vérifier dans l’émission « On n’est pas couché ». Heureusement, Philippe a trouvé son look de plateau TV. Chaque fois, il parade avec sa chemise à col mao. Blanche ou bleu marine. Décontracté, sans être négligé. A croire qu’il a tout compris. Excepté la communication politique. Au lieu de défendre sa candidature, il est devenu le François Pignon du diner de Ruquier.

Col Mao un jour, col Mao toujours !

Olivier, version vintage

Philippe n’est pas totalement underground. Il suit les préceptes d’Olivier. Chemise en cuir, barbe naissante et jean. Le postier est devenu son modèle. Presque des jumeaux, avec 20 ans de différence. Edouard Baer a dit un jour que « les modèles, c’est le soi idéalisé ». Si Philippe devient aussi populaire que le big boss du NPA, alors c’est gagné!

Tel leader, tel militant

Personne n’y croyait mais les partis anti-systèmes ont vu s’imposer un leader. Philippe est l’emblème de l’anarchisme mode. Il rejette les costumes, la coloration capillaire et le bleu marine. Un homme politiquement rock’n roll !

Sandra Cazenave

Ruptures. Episode 9 de votre série spéciale Martine

Qui n’a jamais passé deux heures au téléphone à réconforter une amie ? Qui n’a jamais préparé des litres de chocolat chaud et entassé des mouchoirs sales dans la poubelle ? Qui n’a jamais dit « les hommes, taçon, c’est tous des salauds » ? Rassurez-vous, je n’ai pas été douloureusement larguée : on ne largue JAMAIS une Martine. Mais franchement, j’ai quelques petites histoires de rupture plutôt savoureuses. C’est l’heure de vider son sac. Alors, pour venger toutes nos copines abandonnées, Top Ten des meilleures ruptures.

Allo Maman, bobo

Certains ne voient pas le lit d'hôpital comme les autres...

Dans les séries des ruptures bien dégueulasses, il y a le bon vieux largage par un « mytho ». Un mensonge bien ficelé vaut mieux qu’une vérité blessante. Sauf que quand on découvre la vérité, ben ça fait mal.

Clarisse est en couple avec Julien depuis quelques semaines. Tout roule plutôt pas mal. On peut le dire, elle est clairement amoureuse. Et puis il y a de quoi. Bel homme, charmeur, Julien bosse comme serveur dans un bar huppé de la ville où ils vivent. Ils se sont d’ailleurs rencontré là-bas.

A force de rendez-vous supra-romantiques et de petits-déj’ au lit, Clarisse, étudiante en mal d’amour depuis quelques années, tombe sous le charme.

En plus (et ce n’est pas négligeable) Julien est un tombeur. Faut dire que barman, déjà, ça attire les nénettes du monde de la night. Donc, sans qu’il est besoin d’étaler ses conquêtes, Clarisse sait. Et qui ne s’enorgueillit pas d’avoir LE mec que tout le monde veut ?

Coeur de pierre

De fil en aiguille, quelques semaines ont passé. Arrive alors la date fatidique. Julien doit aller à l’hôpital. Il avait prévenu Clarisse depuis le début de leur relation : il va subir une opération au cœur.

Non, je ne tombe pas dans les histoires à l’eau de rose… Au contraire. L’opération ne pose pas de problèmes. Seule difficulté, Julien devait partir à 100 bornes pendant plusieurs jours.

Le soir de l’opération, Clarisse appelle. Julien « Oui, chérie, tout va bien… Ça s’est bien passé… Ne t’inquiète pas. » Pourtant – pas folle la guêpe – Clarisse sentait bien qu’il y avait un truc.

Lendemain, pareil. « Tout va bien. Ne viens pas, c’est pas la peine, je rentre bientôt. » Mouai.   Pourtant son séjour à l’hôpital est prolongé. Puis de nouveau prolongé. Bref, après  quelques jours à entendre ce discours, elle n’y tient plus. Elle saute dans sa voiture, rongée moitié par la curiosité, moitié par la culpabilité, et va voir son homme à l’hosto.

Ah oui! Julien s’était bien remis! Elle le trouva allongé…mais dans le lit de sa voisine de chambre. Pour le coup, l’opération au cœur s’était très bien passé! Sauf que maintenant, il en battait pour une autre.

Martine