Retour vers le futur, version photo

Le vintage est en vogue. Alors que certains sortent les Polaroïds et les fish-eyes, Irina Werning remet au goût du jour des photos d’enfance. 10, 20 ou 30 ans plus tard. Même si ce n’est pas nouveau, ça vaut le coup d’oeil.

« J’adore les vieilles photos ». Irina Werning est un photographe passionné par le retro. Mais au lieu de les collectionner, il invite les protagonistes d’un ancien cliché, à faire un retour dans le passé.  Ses photographies comparent les personnes d’aujourd’hui sur les instants et les décors du passé. Voici sa seconde collection de « Back to the future », sortie fin 2011.

Chaque détail est soigné : luminosité, cadrage, attitudes. La ballerine des années 80, 20 ans plus tard .

Qui n’a pas gardé des photos souvenirs kitsch pour les regarder avec nostalgie ?Johannes (le protagoniste des photos)a trouvé mieux. Il peut se vanter d’en avoir des tout aussi cool au XXI° siècle.

Irina Werning photographie partout dans le monde. Mais son terrain de prédilection, c’est sa ville, Buenos Aires. 

Un cliché d’une fête londonienne improvisée en 1976, et reproduite 35 ans plus tard. L’alcool fait des ravages…

Un petit clin d’oeil à l’Histoire avec le mur de Berlin avant sa chute. Et un Berlin libre en 2011.

La couronne de fleurs, la robe de mariée meringue et le regard vide : la photo de mariés kitsch renaît de ses cendres. 

L’artiste argentin estime que ce projet est sa « thérapie » contre la nostalgie. D’ici peu, il réalisera des clichés à Disneyland Paris. D’ores et déjà, ses oeuvres inspirent beaucoup de monde. La chanteuse Feist a d’ailleurs repris les travaux du photographe pour les besoins de son dernier clip « Bittersweet Melodies ».

Sandra Cazenave

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Ruptures. Episode 23 de votre série spéciale Martine

Trahison, tromperie, pleurs… Une rupture, ça fait pas rêver. Mais entre les mains habiles de votre Martine favorite, la plus cruelle devient réjouissante. Ô rage, ô désespoir, c’est fini. Bonjour vengeance. Pour tous ceux qui en peuvent plus des « il m’a trop prise pour une conne » et des « T’façon, elle sait pas c’qu’elle veut, celle-là », venez savourez une ptite rupture bien d’chez nous. Top 30 des meilleures séparatations.

Cocue mais pas vaincue

Vivre un an de sa vie avec quelqu’un et découvrir qu’au final, on aurait mieux fait de s’abstenir, c’est quand même triste. Combien de copines ont appris que leur mec était un fan de couguars ou de sites de cul bizarres ? Combien de double vie, de double jeu, de double discours ?

Florence (si, si, toujours la même, je vous jure) a vengé TOUTES les filles dupées… Parce qu’à un moment donné, ça passe plus. Grâce à elle, j’en connais un qui aura du mal à choper par chez lui durant les quinze prochains jours…

1,2,3… 25 !

L’histoire classique. Des potes de potes, une soirée « rugby » dans un bled par chez nous. Bref, Florence se met – après moult péripéties – en couple avec Julien. C’est mignon, tout beau, tout frais. Après quelques temps, elle devient « la femme de sa vie », « la mère de ses enfants ». Mais à quel prix ?

A partir de là, tout part à vau-l’eau. Florence s’emballe à mort. Elle choisit presque sa robe de mariée et rêve du prénom des enfants (Fleur et Paul, au passage). Evidemment, il se mette à la cuisine ensemble et elle passe SA VIE à s’occuper de lui.

Chez elle, le « je » se transforme en « nous » et même ses copines les plus réticentes commencent à envisager d’éventuellement apprécier Julien. « Un mec qui la rend si heureuse est forcément bien au final ?! »

Fin du conte de fée

Un an et des brouettes plus tard, retour à la réalité. Du jour au lendemain, sans crier gare, il la largue. Et de façon dé-gueu-lasse en plus. Un soir, il rentre pas. Elle l’appelle, il ne répond pas. Aux alentours de 25 clopes et demi plus tard, elle reçoit LE message. Julien la quitte, sous un prétexte fallacieux. Du genre « je vais te rendre malheureuse » et compagnie. Donc Florence est seule, chez eux, entrain de pleurer. Et lui, tranquillou à se siroter des bières, devant un match, chez des potes.

Là, déjà, on a un doute. On se dit que finalement, on était allé peut-être un peu vite en besogne en l’adoubant « mec de l’année ». Eh bé on a pas été déçus du voyage ! Comme très souvent dans ce cas-là, heureusement qu’il y a les amis ! Le lendemain, elle sort, apprend par « une amie » que Julien a fricoté avec une minette le week-end auparavant.

Le surlendemain, rebelote. Une pote, ayant appris la rupture, l’appelle pour lui dire qu’il a couché avec au moins deux meufs différentes durant les deux dernières mois. Et le jour suivant, c’est cadeau : l’ex de Julien, celle qui a pourri la vie de Florence pendant toute leur relation ( l’ex qu’on déteste) lui envoie un message. En gros, elle s’est tapée Julien pendant les six premiers mois de son couple avec Florence.

Vous imaginez un peu ? Ni une ni deux, le conseil des copines est réuni. Intervention d’urgence. Le thème ? Bonne vengeance facebook. Histoire d’avoir de l’audience…

C’est cadeau… A mon avis, il plantera pas son ballon de sitôt…

Avec 44 personnes, on a même des remplaçants !

Martine

Ruptures. Episode 22 de votre série spéciale Martine

Trahison, tromperie, pleurs… Une rupture, ça fait pas rêver. Mais entre les mains habiles de votre Martine favorite, la plus cruelle devient réjouissante. Ô rage, ô désespoir, c’est fini. Bonjour vengeance. Pour tous ceux qui en peuvent plus des « il m’a trop prise pour une conne » et des « T’façon, elle sait pas c’qu’elle veut, celle-là », venez savourez une ptite rupture bien d’chez nous. Top 30 des meilleures séparatations.

La consolante

Dans la série « Ana choisit des mecs relou », je demande… Le pleurnichard. Comme quoi, un « vrai mec » peut vite se transmuter en Bisounours  morveux à la moindre déception.

C’est pas spécialement qu’Ana soit une briseuse de coeur, pas du tout, mais y a des moments, faut savoir choisir. Ca faisait quelques semaines qu’elle fréquentait Julien. Qu’on se le dise, c’était plus par ennui que par convictions. Mais enfin, c’est quoi son problème à Ana ? Il est plutôt mignon, il est gentil et clairement accro à elle. Drôle, patient. Bref, une perle. Rien que de faire l’étalage de ses qualités, on s’emmerde….

Comme disait notre ami La Fontaine, l’amour et la folie font souvent bon ménage. Sauf que la Ana, rester par dépit, c’est pas franchement son truc. Il suffisait que sa pote Colette la chauffe un peu trop pour sortir-en-boite-chopper-des-« beubons-bébé » un samedi soir et le ptit Julien, ben il a pas fait long feu.

Le naufrage 

Si leur couple « était un bateau, ça aurait été le Costa Concordia ». Quand on en arrive là pour larguer un mec, c’est que c’est vraiment le fond du gouffre. Ben faut croire qu’Ana l’a atteint.

Du coup, le fameux samedi où elle devait sortir avec Colette, elles passent l’aprem à se pomponner en buvant du rosé. Vers 19 heures, elles se quittent en se filant rendez-vous deux heures plus tard. Juste histoire de larguer Julien façon réglo.

Sauf qu’au moment fatidique, Julien fond en larmes. Mais genre vraiment ! Il se colle à Ana, et inonde son haut de soirée. On est bien comme tout. Au début, elle patiente, essaye de le consoler tant bien que mal… Tout en gardant un oeil sur sa montre.

Puis l’heure du rendez-vous approche. Elle tente sa métaphore maritime du Concordia. Il ne s’arrête pas de pleurer. Tant est si bien qu’elle en arrive à lui dire de venir en boîte avec elles. Toujours les larmes. Jusqu’à ce qu’Ana lui dise « T’inquiètes, j’te présenterai des copines… » Le naufrage, quoi.

Martine

Cannes : palmiers, cocktails et VIP

« Etre une clubbeuse ou ne pas être. Telle est la question ». Le festival de Cannes, c’est le festival International du film. Mais au vue de la croisette et de ses soirées, il ressemble davantage à un épisode de Gossip girl qu’à un événement cinématographique. Votre Martine a infiltré ce monde de clubbers à paillettes. 

Certains rêvent de croiser Woody Allen ou Martin Scorcese à Cannes… D’autres de bécoter Frédéric Beigbeder. L’envers du décor du festival a de quoi dérouter. L’évenement de ce jeudi 17 mai, c’était la soirée d’ouverture de la Villa des Inrocks. Rien que pour avoir des pass, c’était pas gagné. Après avoir harcelé les attachés de presse, on a dégoté notre accès vers le paradis des gens swag (c’est comme ça qu’on dit dans les soirées cannoises !)

Une fois vêtus de leur plus belle chemise The Kooples ou de la dernière robe Zara, tous les hipsters azuréens se sont rassemblés. Histoire de faire genre « on adooooooore ce groupe tellement indé et alternatif » et de boire gratuitement dans un lieux somptueux. Ils ont pas été décu.

Cascadeur, le fou. Gossip, la folle

Beth Ditto se recoiffe entre deux chansons. Photo Inrocks.

Niveau musique, les Inrocks ont été à la hauteur de leur réputation. Cascadeur a fait du son avec une machine à papier ou un zuzu tout en troquant son casque de moto contre un masque de catcheur. Bref,  il a chauffé la salle. Mais la STAR, c’était Beth Ditto. Toujours surexcitée, elle a alterné chansons endiablées et blagues. Alors qu’elle raillait les fumeurs, elle a proposé du whisky à son public en talons hauts. Même Jean-Paul Gauthier, présent dans la « fosse », n’y tenait plus. Et il se déhanchait violemment sur les paroles d’Heavy Cross. 

Pour compléter le duo, les C2C ont déchaîné les clubbers, qui commençaient à plonger la tête dans l’herbe, atomisés par les cocktails surchargés. Les champions du monde de DMC ont régalé l’assistanat, qui passait alors au Vitamine Water avant de reprendre la voiture.

 Des peoples en veux tu, en voilà !

Les réalisateurs, c’est dépassé. Les stars de cette soirée, c’était Marco Prince (un funeste juré de la Nouvelle Star, et accessoirement le prince français du funk) ou encore le sosie de Gaspard de Justice. Tout le monde y a cru. mais, en réalité, ce n’était que l’humoriste Nicolas Ullmann déguisé. La surprise, c’était Julie Ferrier. L’humoriste servait de maîtresse de cérémonie (c’est so Cannes !). Au lieu d’un discours, elle a préféré faire un blind test. Et y a pas à dire, c’est moins ronflant.

Bérénice Bejo fait pâle figure à côté d’elle !

Pour les fanas du Grand Journal, Michel Denisot s’est prêté à une séance photo. Personne n’y a résisté, même votre Martine. Le problème, c’est que face à ce ponte de Canal +, on perd nos neurones. Et au lieu d’un « vos questions sont pertinentes mais vous manquez d’objectivité« , on sort un misérable « je suis FANNNNNNNNNN de vous ». C’est officiel, la fréquentation de VIP rend superficiel.

Le garde du corps, l’ami des groupies

Mais pour approcher tout ce beau monde (et espérer acceder au St Graal, le coin VIP), il faut se familiariser avec LA personne la plus proche d’eux en ce moment, leur bodygard. Pour le reconnaître, c’est facile : ils sont généralement grands, vêtus d’un costume, à l’allure rigide et mono expressif. Cela ne nous fait pas peur. Dès qu’on s’est rapproché de Jean-Paul Gauthier, l’homme de l’ombre nous a fusillé du regard. Mais votre Martine a feint l’innocence. Sans cesser de complimenter le garde du corps. Un petit, « vous avez vraiment un air de Daniel Craig » et le tour est joué. En avant les photos instagramés de cagoles cannoises.

Certains sont plus récalcitrants. Jouer alors la carte « compassion ». Oui, il n’a pas vu le concert. Et oui, on le plaint car il se couche tard. On sait jamais, ça peut marcher !

After, tu auras

Pour parfaire sa soirée, il faut aller sur la croisette. (même si c’est difficile de lâcher les cocktails fraise /vodka Belvédère/roquette de la villa des Inrocks). Jeudi soir, Martine s’est rendue au Chivas, pour la soirée Paris Première. Les coktails étaient encore gratuits. C’est vraiment plus facile quand on a de l’argent (ou des accréditations). Alors on danse a coté de Frédérique Bel en se disant qu’elle est pas si grande que ça. Et que « la minute blonde », c’était quand même drôle. Mais dur de paraitre naturelle dans cet univers. rien que les boudhas de la boite coûtent plus cher que notre tenue.

Les plus fous iront finir la soirée au VIP Rom voir « Jean Roch et David ». Ou boire un verre à 50 euros sur la croisette. Votre Martine a été se coucher. L’infiltration au milieu des stars, y a pas à dire, c’est éprouvant.

Sandra Cazenave

La fashion dictature de l’été

« Qu’est ce que je vais bien pouvoir mettre cette année ?  » Cette question est récurrente. Non seulement , nous sommes à deux jours du festival de Cannes, mais également en début de saison. Alors, de quoi va se draper Martine cet été ? 

Jean fluo, lunettes carrera et talons compensés ont envahi les pavés l’an passé. Cet été, la mode aura-t-elle plus de compassion pour nos mirettes?

D’ores et déjà, on peut annoncer que oui. Le pastel est le nouveau fluo (même si ce dernier n’a pas, non plus, été complètement éradiqué). Vert pistache, jaune vanille, rose guimauve ou bleu dragée… Le lexique des rédactrices mode est significatif. Le pastel est comme un bon cupcake : frais et beau à regarder. Les collections de vêtements se drapent alors de ce voile plus léger. Tellement doux et romantique que les collections homme n’ont pas pu résister … Pour le dynamiser, il faudra le porter avec les vestiges de la tendance fluo. Le recyclage, c’est SO 2012 !

Du rose tendre dans la collection Printemps été de Chanel

Hippie, c’est chic

Les franges sont également sur le devant de la scène. Sacs, hauts, chaussures ou même pantalons font un remake de Pocahontas. Dans la même catégorie, il y a le surprenant retour des headbands. Vous savez, ces lacets autour du crâne, faussement hippie. Comme quoi, les retours en arrière sont nombreux chaque année.

Même les franges peuvent être glamours.

Dans la lignée, on retrouve la tendance Navajo, impulsée l’an passée. Quezaco ? C’est un ensemble de frises et de motifs de formes géométriques inspirés des fresques de la civilisation amérindienne. Cette fois, ces motifs ne passeront pas inaperçu. Finis les poncho, la tendance a été remasterisée à coup de couleurs et de motifs plus frais. Parfait pour les festivals !

Imprime ton humeur

Safari ou tropique : les imprimés s’imposent comme une valeur sûre cette saison. Même si les imprimés zébré et léopard ne sont pas une nouveauté, la tendance jungle est irrésistible. La marque The Kooples a d’ailleurs senti le filon et lancé des tee shirts très bestiaux.

A porter de manière sobre de préférence

Dans la même veine, on applaudit les imprimés tropicaux. Des fleurs hawaiennes multicolores tout droit sorties de The descendant ? Oui, « c’est la mode ». Même chose pour les tee-shirt palmiers, qui, il n’y a pas à dire, donnent le moral. Le must selon les chroniqueuses modes ? « L’imprimé carte postale ». Combiné avec le palmier, vous êtes au top !

Délavé ohé ohé

Et la nouveauté de l’été 2012, c’est le retour du Tie and dye. Ce fol effet de couleur s’obtient par un procédé de teinture qui consiste à nouer un vêtement avant de le plonger dans un ou plusieurs bains de teinture. Tout le monde se souvient de ce délavage si particulier. On se demandait si la javel n’avait pas fait des dégâts dans la machine à laver. « Mais non, c’est fait exprès ! » répondait-on dans les 90’s. Aujourd’hui, c’est la même rengaine. Toujours incompris des masses, il revient. Plus fort que jamais. D’ailleurs de nombreux sites donnent des conseils pour le faire à la maison . Le home made à l’état pur !

Le short Sandro Tye &Die

Il reste toutefois mieux que la tendance tye and die capillaire. Les cheveux mi-blond mi-bleu turquoise de Kate Bosworth ou encore du carré bicolore de Daphné Burki ont de quoi surprendre. Là, on reste perplexe !

Saut du lit

Les flemmardes (ou les originales) préféreront la tendance « pyjama ». Ou comment ne pas s’habiller le matin. On pensait que Barney Stinson (How I met your mother) était le seul à  pouvoir sortir en  pyjama (forcément, ça aide quand il ressemble à un costume en soie). Et non !

Le look pyjama fait d’ores et déjà fureur chez les ados américains. Et dire qu’on croyait que porter jogging et pull large était une faute de goût ! Que neni. C’est ce qu’il faut faire. La preuve,  Dolce & Gabbana a  présenté récemment dans son défilé des modèles inspirés du pyjama. Et même les stars s’y mettent !

Rihanna en pyjama pour la première de Battleship.

Bien entendu, un mix de tous ces its de l’été est formellement interdit. Sous risque d’ostentation déraisonnable sur la voie publique.

Sandra Cazenave

Ruptures. Episode 20 de votre série spéciale Martine

Qui n’a jamais passé deux heures au téléphone à réconforter une amie ? Qui n’a jamais préparé des litres de chocolat chaud et entassé des mouchoirs sales dans la poubelle ? Qui n’a jamais dit « les hommes, taçon, c’est tous des salauds » ? Rassurez-vous, je n’ai pas été douloureusement larguée : on ne largue JAMAIS une Martine. Mais franchement, j’ai quelques petites histoires de rupture plutôt savoureuses. C’est l’heure de vider son sac. Alors, pour venger toutes nos copines abandonnées, Top 20 des meilleures ruptures.

La déménageuse

Déménagement version vénèr. / DR

Pour la 20ème rupture, je vous propose une version « Girl power » du cocufiage. Une comme on les aime. Tel est pris qui croyait prendre.

Pendant que certains profitent tranquillement de leur adolescence pour faire chier leurs parents, il y en a qui sont plus extrêmes. Ces ado rebelles dont on a l’impression qu’ils n’ont pas de limites. Ceux que tu sais que si tu les emmerdes trop, ça ne les gênera pas de foutre le feu à ta voiture. Même si tu es dedans.

Cynthia était de ces ados-là. A quinze ans, elle avait déjà fait de multiples fugues, comas éthyliques et autres joyeusetés. Donc au final, quand elle annonce à ses parents qu’elle quitte tout pour aménager à 300 bornes chez Julien, ils sont plutôt rassurés. « Julien, il prend pas de drogues, chérie ? »

Abandonner l’école l’année du bac, bon, c’est finalement une peccadille à côté de la prostitution ou du cambriolage de bijouterie.

Très bien. Cynthia part donc à l’autre bout du monde chez Julien – 4 ans de plus qu’elle, rencontré y a 15 jours, en BTS alternance, l’amour fou quoi – et joue à la bonne petite femme au foyer. A « presque 16 ans », c’est complètement normal.

Sauf qu’un jour, au bout de 2 mois de vie commune – une éternité en somme – elle se réveille à 11h15 et voit à côté du lit le téléphone portable de Julien. Première fois qu’il l’oublie. Faut se l’avouer, même si c’est «le grand amour » entre eux, la situation est tentante. D’une, Julien ne rentrera pas avant 17h30. De deux, sa collègue Barbara, là, elle est légèrement suspecte…

Malgré tout, Cynthia veut être mature. Elle lutte pendant quelques heures pour se donner bonne conscience et ne cède à la jalousie et au flicage que vers 15h22.

Un sms vaut mieux que deux tu l’auras

15h22. Bien assise en tailleur sur le canap’, motorola de Julien entre les mains, regard bien concentré sur l’écran, Cynthia est en mode fouine. Première étape, les sms. De toute façon, elle n’aura pas besoin de passer à l’étape 2.

Après avoir failli s’endormir sur la conversation football de Julien et son pote Michou, elle passe aux messages d’une certaine « Romane ».

Romane : « Coucou toi. Tu ma manké iR, T T paC où mon chaton ? »

Julien : « Hello BoT, toi Oci tu ma manK… Jpe paC en f1 d’aprM ? »

Ahhhhh, voilà qui est plus crédible que le « j’dois passer réparer le lave-linge de ma mère » que Julien lui a sorti hier.

Le souci avec le fait de sortir avec une ado rebelle de 4 ans de moins que toi, c’est qu’elle est hautement imprévisible. Hors de question pour Cynthia de se rouler en boule et de pleurer. Clairement. Après, s’être bien monté le bourrichon en lisant touuuuuus les sms vachement romantiK de « Romane la biatche », elle s’est senti pousser des ailes.

Et pour se calmer, c’est bien connu, rien de mieux qu’un nettoyage de printemps. Méthodiquement, entre 15h30 et le retour de Julien, elle a chopé touuuuut ce qui lui passait entre les mains et l’a jeté par la fenêtre. Canapé, vaisselle, télé, ordi, fringues, dvd, playstation et haltères…. En quelques heures, l’appart entier s’est retrouvé sur le trottoir.

Une fois son rangement fini, Cynthia s’est dépoussiérée et est gentiment rentrée chez papa/maman. Comme une bonne fifille. Jusqu’à son prochain grand amour.

Martine

Des super héros comme on les aime dans Avengers

Un homme avec un gros marteau, un autre en collant ou une version écolo du super héros ! Même si les cultissimes Wolverine et Spiderman ont été éjectés du casting, The Avengers offre un bon condensé d’héros aux corps bodybuldés. Votre Martine passe les troupes en revue.

La fine équipe rassemblée en 2012 !

Pas besoin de le répéter. « The Avengers , c’est de la bebom ! ». Clairement, le spectateur en prend plein les yeux. Non seulement, les scènes de combat sont bien menées mais pour une fois, la 3D apporte une réelle plus-value. Bref, tout est parfait. Mais ce film doit tout à ses charismatiques héros .

Dans la catégorie, « Super héros avec un gros cerveau », on a du choix.

Tony Stark, le cynique IRON MAN

Le « génie excentrique, milliardaire,  playboy et  philanthrope » a indéniablement l’esprit le plus incisif de la bande des Avengers. Alors que tout le monde retient le docteur Banner de se transformer en Hulk, il lui confie être un grand fan du géant vert. Et le génie n’a pas sa langue dans sa poche. Il trouve des surnoms ironiques à ses coéquipiers comme « Point Break » pour Thor ou « le glaçon » pour Captain America.  Masochiste ? Peut être un peu. Avec son armure de combat tout droit sortie de la Silicon Valley, il n’hésite pas à aller au devant du danger. Un VRAI super héros mégalo. Sous les traits de l’excentrique Robert Downey Jr, Iron Man nous fait rire aux éclats tout en sauvant le monde. L’homme parfait ? Il s’en approche.

Bruce Banner, alias Hulk

Son intelligence en fait un super héros typique du XXI ème siècle qui trouve des solutions grâce à des théorèmes scientifiques. Barbant ? Pas vraiment. Dès qu’il arrête de contrôler sa colère (sûrement à l’aide de positions de yoga), il se transforme en l’incroyable HULK. Difficile alors de le maîtriser. Et le soucis, c’est qu’il met rapidement tout en pièce. Tout cela parce qu’un jour, le Dc Banner a voulu devenir un « Captain America Bis » ! La transformation n’a pas bien fonctionné. Même s’il culpabilise, heureusement qu’il est là le boloss vert. Car, y ‘a pas mieux pour défoncer les aliens!

Au rayon, « biscottos à gogo« , les amateurs de protéines sont ravis.

Steve Rogers, le soldat modèle 

Captain America est… perdu dans notre époque. Ce soldat « old school » devait combattre avec l’armée américaine et repousser les bochs. Au lieu de continuer sur sa lancée, il s’est retrouvé congelé pendant plusieurs décennies. Toujours aussi musclé, il a du mal à appréhender les évolutions du XXI° siècle.  Mais cela fait son charme. Et pour cause. C’est un SUPER HEROS à l’ancienne, qui veut accourir auprès des femmes en détresse ou se battre en faveur de la justice. Même s’ il n’est pas drôle, il brille par son intégrité et son patriotisme. C’est déjà pas mal. Alors ce super soldat balance de grands coups de bouclier, du haut de son costume très moulant. De quoi souligner les mois de gonflette de l’acteur, Chris Evans. Les stéroïdes n’ont jamais été mieux représentés.

Le demi-dieu légendaire à la chevelure peroxydée, Thor

Il a dû apprécier son excursion sur la terre ou les doux baisers de Nathalie Portman… L’homme aux bras d’un mètre de diamètre revient sur terre compléter la panoplie des Avengers. Mais il a un avantage de taille : son immortalité. A l’aide de son Mjolnir (son gros marteau), il met de nombreuses raclées à l’armée menée par son frère. Le tout sans abîmer son brushing de surfeur. La classe version cosmique. Seul regret, Nathalie Portman n’est pas là pour le récompenser.

Clint Barton, oeil de faucon (Hawkeye en anglais)

Pour les novices du genre, c’est le grand inconnu du film. A la différence de ses coéquipiers, il n’a pas de super pouvoirs (pas aidé par la science celui-là) , ni de blockbuster à son effigie. Au lieu de cela, il a un coup d’arc digne de Katniss Everdeen (la super héroine d’ Hunger Games). Que dire de plus ? Il est gentil et semble malin. Et il tire toujours dans le mile. Mais face à ses charismatiques « collègues », il reste sur la touche. Dommage super humain !

La touche féminine (INDISPENSABLE) de l’équipe

Natasha Romanoff, la Veuve noire

Une combinaison  moulante en latex sanctifie LA femme la plus belle au monde ( selon GQ). Elle aussi, a été brimée au niveau des super pouvoirs. Son atout ? Son talent d’espionne combiné à son agilité au tir. Son rôle clé est, entre autre, de déceler les secrets des GRANDS méchants. Et non, elle ne se déshabille pas pour cela. Mais Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D tout droit sorti de Matrix, aurait du faire appel à d’autres super héroïnes comme Elektra (super ninja) ou les X-women pour compléter la bande.

Avec une équipe éclectique, The Avengers atteint les sommets.

Sandra Cazenave