Cannes : palmiers, cocktails et VIP

« Etre une clubbeuse ou ne pas être. Telle est la question ». Le festival de Cannes, c’est le festival International du film. Mais au vue de la croisette et de ses soirées, il ressemble davantage à un épisode de Gossip girl qu’à un événement cinématographique. Votre Martine a infiltré ce monde de clubbers à paillettes. 

Certains rêvent de croiser Woody Allen ou Martin Scorcese à Cannes… D’autres de bécoter Frédéric Beigbeder. L’envers du décor du festival a de quoi dérouter. L’évenement de ce jeudi 17 mai, c’était la soirée d’ouverture de la Villa des Inrocks. Rien que pour avoir des pass, c’était pas gagné. Après avoir harcelé les attachés de presse, on a dégoté notre accès vers le paradis des gens swag (c’est comme ça qu’on dit dans les soirées cannoises !)

Une fois vêtus de leur plus belle chemise The Kooples ou de la dernière robe Zara, tous les hipsters azuréens se sont rassemblés. Histoire de faire genre « on adooooooore ce groupe tellement indé et alternatif » et de boire gratuitement dans un lieux somptueux. Ils ont pas été décu.

Cascadeur, le fou. Gossip, la folle

Beth Ditto se recoiffe entre deux chansons. Photo Inrocks.

Niveau musique, les Inrocks ont été à la hauteur de leur réputation. Cascadeur a fait du son avec une machine à papier ou un zuzu tout en troquant son casque de moto contre un masque de catcheur. Bref,  il a chauffé la salle. Mais la STAR, c’était Beth Ditto. Toujours surexcitée, elle a alterné chansons endiablées et blagues. Alors qu’elle raillait les fumeurs, elle a proposé du whisky à son public en talons hauts. Même Jean-Paul Gauthier, présent dans la « fosse », n’y tenait plus. Et il se déhanchait violemment sur les paroles d’Heavy Cross. 

Pour compléter le duo, les C2C ont déchaîné les clubbers, qui commençaient à plonger la tête dans l’herbe, atomisés par les cocktails surchargés. Les champions du monde de DMC ont régalé l’assistanat, qui passait alors au Vitamine Water avant de reprendre la voiture.

 Des peoples en veux tu, en voilà !

Les réalisateurs, c’est dépassé. Les stars de cette soirée, c’était Marco Prince (un funeste juré de la Nouvelle Star, et accessoirement le prince français du funk) ou encore le sosie de Gaspard de Justice. Tout le monde y a cru. mais, en réalité, ce n’était que l’humoriste Nicolas Ullmann déguisé. La surprise, c’était Julie Ferrier. L’humoriste servait de maîtresse de cérémonie (c’est so Cannes !). Au lieu d’un discours, elle a préféré faire un blind test. Et y a pas à dire, c’est moins ronflant.

Bérénice Bejo fait pâle figure à côté d’elle !

Pour les fanas du Grand Journal, Michel Denisot s’est prêté à une séance photo. Personne n’y a résisté, même votre Martine. Le problème, c’est que face à ce ponte de Canal +, on perd nos neurones. Et au lieu d’un « vos questions sont pertinentes mais vous manquez d’objectivité« , on sort un misérable « je suis FANNNNNNNNNN de vous ». C’est officiel, la fréquentation de VIP rend superficiel.

Le garde du corps, l’ami des groupies

Mais pour approcher tout ce beau monde (et espérer acceder au St Graal, le coin VIP), il faut se familiariser avec LA personne la plus proche d’eux en ce moment, leur bodygard. Pour le reconnaître, c’est facile : ils sont généralement grands, vêtus d’un costume, à l’allure rigide et mono expressif. Cela ne nous fait pas peur. Dès qu’on s’est rapproché de Jean-Paul Gauthier, l’homme de l’ombre nous a fusillé du regard. Mais votre Martine a feint l’innocence. Sans cesser de complimenter le garde du corps. Un petit, « vous avez vraiment un air de Daniel Craig » et le tour est joué. En avant les photos instagramés de cagoles cannoises.

Certains sont plus récalcitrants. Jouer alors la carte « compassion ». Oui, il n’a pas vu le concert. Et oui, on le plaint car il se couche tard. On sait jamais, ça peut marcher !

After, tu auras

Pour parfaire sa soirée, il faut aller sur la croisette. (même si c’est difficile de lâcher les cocktails fraise /vodka Belvédère/roquette de la villa des Inrocks). Jeudi soir, Martine s’est rendue au Chivas, pour la soirée Paris Première. Les coktails étaient encore gratuits. C’est vraiment plus facile quand on a de l’argent (ou des accréditations). Alors on danse a coté de Frédérique Bel en se disant qu’elle est pas si grande que ça. Et que « la minute blonde », c’était quand même drôle. Mais dur de paraitre naturelle dans cet univers. rien que les boudhas de la boite coûtent plus cher que notre tenue.

Les plus fous iront finir la soirée au VIP Rom voir « Jean Roch et David ». Ou boire un verre à 50 euros sur la croisette. Votre Martine a été se coucher. L’infiltration au milieu des stars, y a pas à dire, c’est éprouvant.

Sandra Cazenave

Pas de suppressions d’alloc’ pour les absentéistes

Supprimer les alloc’ pour les familles d’élèves absentéistes ? Il y a plus d’un an, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, a fait voter cette proposition très contestée par les professionnels. Depuis, seules 180 familles ont été privées des précieuses allocations. Preuve que l’Education Nationale en a bel et bien fini de la carotte et du bâton ?

« Depuis janvier 2011, il y a eu 180 suspensions d’allocations familiales. » Martin, un professionnel rattaché à l’Inspection d’académie de Toulouse, dresse le bilan. Les institutions, ministère de l’Éducation Nationale en tête, refusent de confirmer ce chiffre. Pourtant, au bureau d’Eric Ciotti, le député des Alpes-Maritimes qui a proposé la suppression des allocations familiales pour les élèves absentéistes, on estime que « ce chiffre est plus que probable ».

En 2011, plus de 340 000 élèves sont absentéistes selon le ministère de l’Éducation Nationale. Il y a absentéisme « en cas d’absences non justifiées d’un élève pendant 4 demi-journées et plus en 1 mois » d’après les textes. Pourtant entre janvier et mai, seules 165 familles ont été privées momentanément de leurs allocations familiales. Pire, dans les Alpes-Maritimes, la Caf n’a “à ce jour, pas pris ce type de disposition” selon Emmanuelle Lucas responsable de la communication.

Mais derrière la guerre des chiffres, il y a les difficultés de terrain. « La question de l’absentéisme n’est pas dramatique. Dans les établissements, on essaye de s’arranger avec les parents et la communauté éducative…Sans forcément passer par la répression » décrit Martin.

Bref. Plus d’un an après la mise en place de la « loi Ciotti » sur la lutte contre l’absentéisme scolaire, les professionnels font le point. Dans leur coin. Entre mesure choc et véritable outils contre le décrochage scolaire, la suppression des allocations familiales dérange toujours la communauté scolaire.

Ne pas aggraver la situation

La loi Ciotti a été apprivoisée par la communauté scolaire. « Nous ne l’avons jamais appliqué mais parfois elle peut-être utile pour faire peur aux familles » explique un proviseur de collège dans l’académie de Toulouse.

Toujours cette image de l’école qui « tape sur les doigts » des mauvais éléments… D’autant plus erronée que les familles récupèrent par rétroaction l’intégralité des allocations dès que leur enfant retourne à l’école.

Du côté des syndicats enseignants et des associations de parents d’élèves, on réprouve « l’esprit » de la loi. « Seules deux familles ont perdu leurs allocs dans l’académie » selon Martin. La Fcpe 31, quant à elle, garde « toute confiance en la communauté éducative pour ne pas aggraver des situations parfois délicates ».

Pauline Amiel

La fashion dictature de l’été

« Qu’est ce que je vais bien pouvoir mettre cette année ?  » Cette question est récurrente. Non seulement , nous sommes à deux jours du festival de Cannes, mais également en début de saison. Alors, de quoi va se draper Martine cet été ? 

Jean fluo, lunettes carrera et talons compensés ont envahi les pavés l’an passé. Cet été, la mode aura-t-elle plus de compassion pour nos mirettes?

D’ores et déjà, on peut annoncer que oui. Le pastel est le nouveau fluo (même si ce dernier n’a pas, non plus, été complètement éradiqué). Vert pistache, jaune vanille, rose guimauve ou bleu dragée… Le lexique des rédactrices mode est significatif. Le pastel est comme un bon cupcake : frais et beau à regarder. Les collections de vêtements se drapent alors de ce voile plus léger. Tellement doux et romantique que les collections homme n’ont pas pu résister … Pour le dynamiser, il faudra le porter avec les vestiges de la tendance fluo. Le recyclage, c’est SO 2012 !

Du rose tendre dans la collection Printemps été de Chanel

Hippie, c’est chic

Les franges sont également sur le devant de la scène. Sacs, hauts, chaussures ou même pantalons font un remake de Pocahontas. Dans la même catégorie, il y a le surprenant retour des headbands. Vous savez, ces lacets autour du crâne, faussement hippie. Comme quoi, les retours en arrière sont nombreux chaque année.

Même les franges peuvent être glamours.

Dans la lignée, on retrouve la tendance Navajo, impulsée l’an passée. Quezaco ? C’est un ensemble de frises et de motifs de formes géométriques inspirés des fresques de la civilisation amérindienne. Cette fois, ces motifs ne passeront pas inaperçu. Finis les poncho, la tendance a été remasterisée à coup de couleurs et de motifs plus frais. Parfait pour les festivals !

Imprime ton humeur

Safari ou tropique : les imprimés s’imposent comme une valeur sûre cette saison. Même si les imprimés zébré et léopard ne sont pas une nouveauté, la tendance jungle est irrésistible. La marque The Kooples a d’ailleurs senti le filon et lancé des tee shirts très bestiaux.

A porter de manière sobre de préférence

Dans la même veine, on applaudit les imprimés tropicaux. Des fleurs hawaiennes multicolores tout droit sorties de The descendant ? Oui, « c’est la mode ». Même chose pour les tee-shirt palmiers, qui, il n’y a pas à dire, donnent le moral. Le must selon les chroniqueuses modes ? « L’imprimé carte postale ». Combiné avec le palmier, vous êtes au top !

Délavé ohé ohé

Et la nouveauté de l’été 2012, c’est le retour du Tie and dye. Ce fol effet de couleur s’obtient par un procédé de teinture qui consiste à nouer un vêtement avant de le plonger dans un ou plusieurs bains de teinture. Tout le monde se souvient de ce délavage si particulier. On se demandait si la javel n’avait pas fait des dégâts dans la machine à laver. « Mais non, c’est fait exprès ! » répondait-on dans les 90’s. Aujourd’hui, c’est la même rengaine. Toujours incompris des masses, il revient. Plus fort que jamais. D’ailleurs de nombreux sites donnent des conseils pour le faire à la maison . Le home made à l’état pur !

Le short Sandro Tye &Die

Il reste toutefois mieux que la tendance tye and die capillaire. Les cheveux mi-blond mi-bleu turquoise de Kate Bosworth ou encore du carré bicolore de Daphné Burki ont de quoi surprendre. Là, on reste perplexe !

Saut du lit

Les flemmardes (ou les originales) préféreront la tendance « pyjama ». Ou comment ne pas s’habiller le matin. On pensait que Barney Stinson (How I met your mother) était le seul à  pouvoir sortir en  pyjama (forcément, ça aide quand il ressemble à un costume en soie). Et non !

Le look pyjama fait d’ores et déjà fureur chez les ados américains. Et dire qu’on croyait que porter jogging et pull large était une faute de goût ! Que neni. C’est ce qu’il faut faire. La preuve,  Dolce & Gabbana a  présenté récemment dans son défilé des modèles inspirés du pyjama. Et même les stars s’y mettent !

Rihanna en pyjama pour la première de Battleship.

Bien entendu, un mix de tous ces its de l’été est formellement interdit. Sous risque d’ostentation déraisonnable sur la voie publique.

Sandra Cazenave

Rupture. Episode 21 de votre série spéciale Martine

Trahison, tromperie, pleurs… Une rupture, ça fait pas rêver. Mais entre les mains habiles de votre Martine favorite, la plus cruelle devient réjouissante. Ô rage, ô désespoir, c’est fini. Bonjour vengeance. Pour tous ceux qui en peuvent plus des « il m’a trop prise pour une conne » et des « T’façon, elle sait pas c’qu’elle veut, celle-là », venez savourez une ptite rupture bien d’chez nous. Top 30 des meilleures séparatations.

Le fils à maman

Quand y en a un ça va…

Rien que sur le papier, Ana aurait dû se douter de quelque chose. Julien, qu’elle rencontre en-boite-un-samedi-soir-grâce-au-pote-d’un-pote, vit toujours en coloc. A 30 ans, ça commence à faire tâche.

D’autant plus qu’à part sortir le samedi soir, il semble ne pas faire grand chose de sa vie. Mais que veux-tu, Julien est beau comme un dieu. Son regard de brun ténébreux, brûlant et chaleureux, a eu raison des quelques infimes réticences de notre amie Ana. Si elle avait su…

Julien et Ana, tout le monde a compris de suite que c’était « Je t’aime, moi non plus ». Entre les largages violents et cruels puis les réconciliations folles, il y avait des moments où ils envisageaient de se marier, d’avoir des enfants. Même qu’ils regardaient les annonces immobilières.

« Allo môman bobo »

Bref. En trois mois, ils se sont séparés et réconciliés pas moins de 20 fois. Je n’exagère même pas. Jusqu’au jour où Julien rentre chez Ana. Elle l’attendait en mode « bonsoir chéri, j’ai préparé le dîné ». Comme un bon petit mari des années 50, il enlève son manteau. Pose son sac. Met son téléphone sur le meuble ikea. S’approche pour embrasser sa ptite femme. Et là, il la gifle.

Evidemment, Ana, ni une ni deux, lui retourne sa baffe. Une engueulade de tous les diables débute. Tout y passe. D’ailleurs, comme toutes leurs engueulades, ça aurait pu durer plusieurs siècles. Mais non.

Pour le plus grand bonheur des voisins, Julien a dit LA phrase magique qui a mis fin aux hostilités. Lecteurs masculins du Journal des Martines, s’il y a une seule leçon à retenir, c’est celle-là. Pour se débarrasser d’une meuf – et pour passer pour un gros con- il faut lui dire, comme Julien à Ana : « De toutes façons, ça ne peut pas marcher entre nous, ma mère elle t’aime pas. » Rideau.

Martine

Tim n’est que l’ombre de lui-même

Après Edward aux mains d’argent, son pamphlet contre l’intolérance et le racisme et Sleepy Hollow sa caricature de la tyrannie et de la dureté de l’impérialisme américain, Tim Burton signe avec Dark Shadow une critique molle et inconséquence du consumérisme.

Monstre + vampire + loup garou + fantôme = berk. / RB

Dark Shadows est un des films les plus attendus de 2012. Le public espérait retrouver Tim Burton, le révolutionnaire, le rebelle, qui, dans un film fantastique ou un thriller est capable d’insuffler des messages politiques sérieux et porteurs. Mais non. Dark Shadows ne sera pas le pamphlet anti-consommation voulu.

Promesse non-tenue

Le spécialiste du mélange des genres invite un vampire double centenaire dans la fièvre des seventies. Avec un scénario digne des Visiteurs, Tim Burton permet, dès les premières minutes, au spectateur d’adhérer à l’histoire de la famille Collins.
Les Collins, loin d’être les dignes héritiers du colon Joshua, qui en 1752 a construit la fortune familiale, vivent en 1970. Ils ne sont que les survivants mal-en-point de la malédiction familiale. Barnabas, le vampire sort de la tombe pour sauver cette famille de soûlards, de drogués et de pervers. Et, éventuellement, se venger d’Angélique Bouchard, la méchante sorcière. Voire, pourquoi pas, retrouver son grand amour.
Double lecture donc pour Dark Shadows qui promet un divertissement pas trop bête pour les enfants et une critique cinglante et maline pour les adultes. Sauf que non. Une fois compris le message principal – « la société de consommation, c’est mal » -, le public s’ennuie. Et a presque honte pour Tim Burton qui signe son arrêt de mort sur la fin du film.

Les freaks, c’est chic

Dark Shadows permet le retour du réalisateur à ses amours monstrueuses. Après son ode à la différence, au respect et à la tolérance dans Edward aux mains d’argent, Tim Burton se réapproprie le thème de la différence pour l’adapter aux seventies. Mais là où le héros aux ciseaux tire les larmes et fait réfléchir le spectateur, les Collins ressemblent plus à un jeu des 7 familles de monstres qu’aux figures de SOS racisme.
Un loup garou et un vampire dans le même film, c’était déjà osé. Mais y ajouter une sorcière, une psychiatre et plusieurs fantômes, c’est carrément une faute de goût. L’analogie grossière des messages de paix et d’amour des hippies avec le rejet de la guerre d’Afghanistan et d’Irak, ça sent le réchauffé. Les amants éternels qui se retrouvent à travers les siècles puis qui préfèrent mourir ensemble que vivre séparés, c’est définitivement désuet.

Trop de genres tue le genre

Film pour enfants ? Film fantastique pour adolescents ? Film d’humour ? A trop mélanger, Tim Burton a réussi à perdre le spectateur.

Pour ne pas être excessivement sévère, il faut reconnaître que Dark Shadows possède de belles qualités. L’humour bien trouvé et plaisamment acerbe. La facétie de Jonnhy Depp qui incarne Barnabas à merveille. Les acteurs en général qui jouent tous leur rôle sans une fausse note. La musique rock 70’s et l’apparition d’Alice Cooper, pour les nostalgiques de l’époque… Mais on reste bien loin du génie de Beetle Juice et malgré les références grossières, Dark Shadows ne convainc pas.

Pauline Amiel

La famille politique de François

« François président ! » Alors que l’alternance a triomphé dimanche, François Hollande réfléchit d’ores et déjà à sa future famille politique. Une chose est sûre :  il y a trouvé sa « première dame ». Pour le reste, cela s’annonce très socialo-socialiste. 

WANTED compagnons de route fidèles

L’Elysée, c’est 11 179 m2, dont 300 d’appartements privés. Alors que le clan Sarkozy déménage du 55 rue du Faubourg Saint Honoré, François Hollande prépare ses valises. Et fait sa liste. Qui va occuper Matignon? Qui va l’entourer pendant 5 ans ? Un choix crucial. Et stratégique.

THE FIRST LADY, utile

Carla Bruni peut remballer sa guitare et ses litres de botox, c’est Valérie Trierweiler la patronne MAINTENANT. En couple depuis plusieurs années avec François Hollande, elle devient la première dame. Même s’ils ne se sont pas dit OUI de manière solennelle. Journaliste de formation, elle veut être un mix entre Carla Bruni-Sarkozy et Claude Pompidou. Toutefois, elle va devoir travailler sur son image pour effacer un air qualifié d’hautain pour celle que l’on surnomme « Duchesse ».De toute façon, Valérie préfère rester en retrait. » Il faut éviter le mélange des genres. Je resterai dans l’accompagnement. «  précise-t-elle. Eventuellement, elle bridera François niveau nourriture. Et fera comme ses aînées, du caritatif ! Pas sûr que cela convienne à ses envies de liberté et sa passion pour son métier.

LE fils.

LE FILS, médiatisé

Le mariage avec Ségolène Royal aura laissé un beau cadeau : Thomas Hollande. Ce hipster semble tout droit sorti d’une école de commerce. Et comme les fils Sarkozy, il fait déjà des vagues. Ce jeune avocat de 27 ans a ému la France entière en appelant son « papa » pour le féliciter de son élection. Touchant.

Thomas Hollande, nouvelle star de Twitter

Un FAVORI

Jean Marc Ayrault à Matignon ? Cela semble s’imposer. Ou du moins, c’est l’un des favoris.  Ses atouts ? Ce professeur d’allemand est à la tête du groupe socialiste à l’Assemblée nationale depuis quinze ans. Un sacré bagage. Sans compter qu’il a été un de ses premiers alliés lors de sa candidature à la primaire socialiste. Mais une tâche abîme le tableau : il cumule les mandats (maire de Nantes, député et président du groupe socialiste à l’Assemblée) alors que François s’oppose farouchement à cette accaparation des pouvoirs. A voir si François privilégie ce fidèle pour rester à gauche toute !

LA PREFEREE (ou plus médiatisée)

Elle pourrait suivre les pas de son père, Jacques Delors. Et le veut. En effet, Martine Aubry a annoncé qu’elle  ne briguerait pas un second mandat à la tête du parti socialiste. Le message est limpide : elle souhaite quitter Solferino pour Matignon. Pour cela, elle compte sur ses bonnes relations avec les verts et son traditionnel ancrage à gauche.  Son expérience passée ( Ministre de l’Emploi sous les gouvernements Cresson, Bérégovoy et Jospin) sera alors un argument de taille. Pour moderniser sa présidence, François Hollande devra compter sur la maire de Lille. Et pour cela, elle sera prête à sortir ses plus belles boucles d’oreilles.

La FRESH touch

Il est mignon, jeune et brillant. Manuel Valls pourrait être la touche glamour de Matignon. Et il n’y a pas à dire, le maire d’Evry colle davantage à l’image de « changement » annoncée par François.

Comme tous les « jeunes beaux », il est populaire dans les rangs du PS. Selon un sondage de Ipsos/Logica Business Consulting , 26% des Français souhaitent le voir siéger à Matignon (autant que pour Martine Aubry). Mais pour les purs gauchos, il reste trop ancré à droite. En effet, l’homme a promu la TVA sociale, une mesure prise sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Alors pourquoi pas le ministère de l’intérieur ?

Fabius et Moscovici devraient compléter la brochette. Et dans sa grande et belle famille, François Hollande choisira aussi des verts ( Eva Joly ou Cecile Duflot) et des anciens (comme Lionel Jospin). Et pourquoi pas rajeunir la politique , avec sa porte parole de campagne, Najat Vallaud Belkacem ? Dans tous les cas, la gauche prendra le 15 mai prochain possession des lieux.

Sandra Cazenave

Ruptures. Episode 20 de votre série spéciale Martine

Qui n’a jamais passé deux heures au téléphone à réconforter une amie ? Qui n’a jamais préparé des litres de chocolat chaud et entassé des mouchoirs sales dans la poubelle ? Qui n’a jamais dit « les hommes, taçon, c’est tous des salauds » ? Rassurez-vous, je n’ai pas été douloureusement larguée : on ne largue JAMAIS une Martine. Mais franchement, j’ai quelques petites histoires de rupture plutôt savoureuses. C’est l’heure de vider son sac. Alors, pour venger toutes nos copines abandonnées, Top 20 des meilleures ruptures.

La déménageuse

Déménagement version vénèr. / DR

Pour la 20ème rupture, je vous propose une version « Girl power » du cocufiage. Une comme on les aime. Tel est pris qui croyait prendre.

Pendant que certains profitent tranquillement de leur adolescence pour faire chier leurs parents, il y en a qui sont plus extrêmes. Ces ado rebelles dont on a l’impression qu’ils n’ont pas de limites. Ceux que tu sais que si tu les emmerdes trop, ça ne les gênera pas de foutre le feu à ta voiture. Même si tu es dedans.

Cynthia était de ces ados-là. A quinze ans, elle avait déjà fait de multiples fugues, comas éthyliques et autres joyeusetés. Donc au final, quand elle annonce à ses parents qu’elle quitte tout pour aménager à 300 bornes chez Julien, ils sont plutôt rassurés. « Julien, il prend pas de drogues, chérie ? »

Abandonner l’école l’année du bac, bon, c’est finalement une peccadille à côté de la prostitution ou du cambriolage de bijouterie.

Très bien. Cynthia part donc à l’autre bout du monde chez Julien – 4 ans de plus qu’elle, rencontré y a 15 jours, en BTS alternance, l’amour fou quoi – et joue à la bonne petite femme au foyer. A « presque 16 ans », c’est complètement normal.

Sauf qu’un jour, au bout de 2 mois de vie commune – une éternité en somme – elle se réveille à 11h15 et voit à côté du lit le téléphone portable de Julien. Première fois qu’il l’oublie. Faut se l’avouer, même si c’est «le grand amour » entre eux, la situation est tentante. D’une, Julien ne rentrera pas avant 17h30. De deux, sa collègue Barbara, là, elle est légèrement suspecte…

Malgré tout, Cynthia veut être mature. Elle lutte pendant quelques heures pour se donner bonne conscience et ne cède à la jalousie et au flicage que vers 15h22.

Un sms vaut mieux que deux tu l’auras

15h22. Bien assise en tailleur sur le canap’, motorola de Julien entre les mains, regard bien concentré sur l’écran, Cynthia est en mode fouine. Première étape, les sms. De toute façon, elle n’aura pas besoin de passer à l’étape 2.

Après avoir failli s’endormir sur la conversation football de Julien et son pote Michou, elle passe aux messages d’une certaine « Romane ».

Romane : « Coucou toi. Tu ma manké iR, T T paC où mon chaton ? »

Julien : « Hello BoT, toi Oci tu ma manK… Jpe paC en f1 d’aprM ? »

Ahhhhh, voilà qui est plus crédible que le « j’dois passer réparer le lave-linge de ma mère » que Julien lui a sorti hier.

Le souci avec le fait de sortir avec une ado rebelle de 4 ans de moins que toi, c’est qu’elle est hautement imprévisible. Hors de question pour Cynthia de se rouler en boule et de pleurer. Clairement. Après, s’être bien monté le bourrichon en lisant touuuuuus les sms vachement romantiK de « Romane la biatche », elle s’est senti pousser des ailes.

Et pour se calmer, c’est bien connu, rien de mieux qu’un nettoyage de printemps. Méthodiquement, entre 15h30 et le retour de Julien, elle a chopé touuuuut ce qui lui passait entre les mains et l’a jeté par la fenêtre. Canapé, vaisselle, télé, ordi, fringues, dvd, playstation et haltères…. En quelques heures, l’appart entier s’est retrouvé sur le trottoir.

Une fois son rangement fini, Cynthia s’est dépoussiérée et est gentiment rentrée chez papa/maman. Comme une bonne fifille. Jusqu’à son prochain grand amour.

Martine