Ruptures. Episode 12 de votre série spéciale Martine

Qui n’a jamais passé deux heures au téléphone à réconforter une amie ? Qui n’a jamais préparé des litres de chocolat chaud et entassé des mouchoirs sales dans la poubelle ? Qui n’a jamais dit « les hommes, taçon, c’est tous des salauds » ? Rassurez-vous, je n’ai pas été douloureusement larguée : on ne largue JAMAIS une Martine. Mais franchement, j’ai quelques petites histoires de rupture plutôt savoureuses. C’est l’heure de vider son sac. Alors, pour venger toutes nos copines abandonnées, Top Ten des meilleures ruptures.

Le sucre

Malgré le titre, ce n’est pas une histoire d’amour mielleuse que je vais vous conter. Looooooiiiiin de là. C’est plutôt la version pégueuse et répugnante du sucre. Et devinez à qui c’est arrivé ? A Florence, bien sur…

Julien is THE First. Grand amour, Florence, comme la plupart des minettes de son âge, attend « le bon » pour « le faire ». Il faut que la première fois soit « magique » et qu’elle s’en souvienne « toute sa vie ». Et bé, elle va pas être déçue du voyage. Oui, pour le coup, c’est sûr, elle s’en souviendra toute sa vie!

Parce que le truc, c’est pas que cette fameuse première fois ait été si affreuse ! Non, au contraire. C’est cette première rupture qui est mémorable.

Florence rencontre donc Julien THE First. Dés le premier regard, elle sait. C’est lui. C’est le bon. (Merci la qualité de jugement) Après quelques jours/semaines/mois de flirt – parce que Florence, « c’est pas une fille facile » – et surtout qu’elle est morte de trouille, ils ont leur première nuit. Puis leur deuxième, leur troisième… Six mois plus tard, après leur 125ème nuit en amoureux, alors que Julien part à la douche, Florence catche son téléphone (profitant que julien soit sous la douche), dans un élan de lucidité.

Le SMS maudit

Car oui, tchecker le téléphone de son copain n’est pas un pêché capital, on ne le répètera jamais assez. Et oui, on peut très bien être amoureuse de quelqu’un sans avoir confiance. Florence en est la preuve vivante. Pas folle, la guêpe.

Donc ce jour-là, elle tombe sur le sms de trop. Celui qu’il a envoyé à une « meuf »… qui n’était pas Florence. Un peu estomaquée, elle va faire le pti déj’ pour se calmer les nerfs.

Il sort de la douche, s’habille, s’assoit à la table de la cuisine. Trempe ses lèvres dans le café. Crache le café. Hurle : «  Putain, j’t’ai d’jà dit, c’est un sucre, pas deux dans le café. » Et là, sans foi ni loi, il se lève et la gifle. Si, si. Ca sort de nulle part comme ça.

Sauf qu’à Florence, même son premier amour n’a pas le droit de faire ça. Malgré sa joue qui la lance, elle rassemble tout ses sarcasmes et ses mots les plus durs et se jette -perdu pour perdu – dans la bataille. Ca hurle, ça crie. Elle lui balance une crochet du droit (le fameux sms), ne supporte pas qu’il la trompe. 

Là, il comprend qu’il la perd. Que cette fois, c’est vraiment fini. Alors il fond en larmes : « Mais, ma puce, elles comptaient pas… LES autres.« 

Dix ans plus tard, quand on va boire un café, Florence ne prend toujours pas de sucre.

Martine

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