Ruptures. Episode 11 de votre série spéciale Martine

Qui n’a jamais passé deux heures au téléphone à réconforter une amie ? Qui n’a jamais préparé des litres de chocolat chaud et entassé des mouchoirs sales dans la poubelle ? Qui n’a jamais dit « les hommes, taçon, c’est tous des salauds » ? Rassurez-vous, je n’ai pas été douloureusement larguée : on ne largue JAMAIS une Martine. Mais franchement, j’ai quelques petites histoires de rupture plutôt savoureuses. C’est l’heure de vider son sac. Alors, pour venger toutes nos copines abandonnées, Top Ten des meilleures ruptures.

Slurpppp

Bien accrochée, la moule ne lache rien. Jamais. / Méli

Après, dans le genre, y a les ruptures « classiques » – enfin si une rupture peut l’être, je ne sais pas – mais qui ont des retombées drôles. Et dans cette esprit-là, Florence (toujours la même) a une histoire plutôt marrante.
En soit, rien de fantastique. Florence rencontre Julien au lycée. Après quelques mois d’ « amitié », ils se mettent ensemble. Évidemment, deux jours avant le bac, il la largue, sinon c’est pas drôle.
Évidemment aussi, quelques semaines plus tard, ils se remettent ensemble. L’été passe, à base de bals de village, de pêche avec beau-papa et de restaurants romantiques. Et ils rentrent à la fac ensemble.

Sauf qu’il y a un truc qui ne colle pas. Florence est chiantiiiissime avec lui. Elle l’emmerde, le tiraille, le titille et l’engueule. Rien à faire. Telle une moule à son rocher, Julien s’accroche. Cède à ses moindres caprices, tente – tant bien que mal – d’anticiper ses caprices et se montre doux comme un agneaux. Sauf que justement, c’est bien là qu’il est le problème. Julien est une pâte. Une grosse pâte toute molle. Mignon et tout, hein, on dit pas le contraire mais Florence s’emmerde. Elle, ce qu’elle cherche, c’est que son Julien s’énerve et lui tienne tête.

La tactique ultime

Bref, vous voyez la situation. Toutes les filles avec un petit peu de gueule voient ce que je veux dire. Un jour, Florence arrive à se séparer de Julien. Enfin, le rocher est prêt à accueillir d’autres moules. Elle part en claquant la morte, en l’insultant (tout ça pour l’énerver et obtenir autre chose qu’un « je t’aime ne pars pas »).
Quelques jours plus tard, elle vient chercher ses cartons. Toujours pas de scène, le Julien est plus tendre et chien battu que jamais. Elle part, rentre chez elle, partagée entre la culpabilité et la rage, et ouvre le premier carton de fringues.
Et là, bien rangés entre chaque pull, chaque jean et chaque paire de chaussettes, elle trouve un post-it. « Je t’aime », « tu me manques », « reviens », « je ne peux vivre sans toi ». La moule avait laissé sa bave gluante sur toutes ses fringues… En tout, 52 post-it.

Martine

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s