Qui se cache derrière le masque d’Anonymous ?

La fin du monde est proche ! Dans quatre jours, Facebook va mourir. C’est la nouvelle rumeur du net. Anonymous devrait attaquer le réseau social le 28 janvier. Mais, en réalité, qui se cache derrière le groupe de cyber-militants ?


J-4. Samedi à midi sonnera le glas pour Facebook. C’est en tout cas la promesse d’une vidéo publiée sur Youtube. Drame et dévastation jusqu’à ce que… quelques heures plus tard, un tweet d’un compte lié aux Anonymous démente l’attaque. Alors entre théorie du complot et réalité, l’internaute lambda doit-il paniquer ?

La vidéo serait la création d’un Anonymous isolé. Généralement lié à la défense des droits et des libertés des internautes, le groupe de cyber-militants n’arrête pas de faire parler de lui. Le masque blanc au rictus ironique fait partie du quotidien des internautes. Mais avant d’être des hackers politisés, Anonymous était juste les « champions du monde du LOL » sur les sites 4chan et Lulz. Mais entre les prises de position et l’hommage à Vendetta, suivre Anonymous n’est pas de tout repos.

Parce qu’Anonymous, c’est tout le monde et personne. Pas de lieux communs ni de culture ou de langue. Peut-être une vision du net et du droit à l’information commune. Et encore. Il n’y a pas de manifeste ni de déclaration. Juste un masque et une idée flottante. « Nous sommes vos frères et vos sœurs, vos parents et vos enfants, vos chefs et vos employés. Anonymous est partout et nulle part en même temps. Notre force tient à notre nombre » explique l’un d’entre eux au Nouvel Observateur.

Contre le déni de justice

Cette semaine, Anonymous est de tous les combats. La fermeture du site de téléchargement Megaupload a fait sortir le web de ses gongs. Un Anonymous français explique au Nouvel Obs qu’ils ne « visent pas à défendre Megaupload en tant que tel, mais à dénoncer ce que la justice américaine s’est permise bien loin de chez elle… » Plusieurs sites internet ont subi des attaques. Le but ? Saturer le site cible de requêtes. Parmi les victimes, on compte les sites du FBI, du ministère de la justice américain, des maisons de disques Universal, EMI et Warner, de Disney, de l’association professionnelle du disque RIAA et de l’association professionnelle du cinéma MPAA.

Ces « Robin des bois » des temps modernes ne sont pas à craindre. Ils se chargent de rappeler aux autorités qu’elles ne peuvent pas jouer avec le web et le droit d’information des internautes. « Nous nous battons contre la censure du web. Peu importe le gouvernement, il n’as pas le droit de nuire a nos libertés », explique Sunki. En attendant que nos gouvernements trouvent la juste formule pour l’internet de demain…Anonymous veille au grain.

Pauline Amiel

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