Ruptures. Episode 6 de votre série spéciale Martine

Qui n’a jamais passé deux heures au téléphone à réconforter une amie ? Qui n’a jamais préparé des litres de chocolat chaud et entassé des mouchoirs sales dans la poubelle ? Qui n’a jamais dit « les hommes, taçon, c’est tous des salauds » ? Rassurez-vous, je n’ai pas été douloureusement larguée : on ne largue JAMAIS une Martine. Mais franchement, j’ai quelques petites histoires de rupture plutôt savoureuses. C’est l’heure de vider son sac. Alors, pour venger toutes nos copines abandonnées, Top Ten des meilleures ruptures.

Le mur

Le lieu du drame. / Photo Michel.

Entre deux récrés, au lycée, Julien rencontre Myriam. Après quelques heures de parlote et quelques regards en biais, ils s’avouent qu’ils se plaisent. C’est plutôt mignon, ces amourettes-là. Sauf quand ça vire au drame.

Julien est plutôt le gars effacé, fan de ciné et qui n’avouera jamais son admiration pour Dawson. L’ado qui rêve d’être le nouveau Spielberg quoi. Elle aurait dû se douter de quelque chose… Dawson, quand même! Les bons sentiments et le romantisme à deux balles version XXème, quoi. 

Mis à part ça, c’est à la fois ses tee-shirts cool et sa carrure dégingandée qui ont plu à Myriam. Enfin, pas de quoi sauter au plafond, mais, pourquoi pas.

Bref, quelques jours passent, plutôt sympas. Une ballade dans le parc d’à côté, un café crème, un bisou dans la cour de récré. Le soucis, c’est qu’au final, Myriam s’ennuie déjà. Et que, secrètement, elle en pince pour un autre. (Julien aussi, d’ailleurs. Quelle coïncidence !)

Au retour d’une des fameuses ballades au parc d’à côté., Elle s’arrête sur le trottoir. Plante ses yeux dans ceux de Julien. Et lui dit :  » je crois que ça va pas être possible, pas ê-tre possi-ble » (on est dans le Sud-Ouest). Très compréhensif, « on en reste là »« oui on reste amis ». Nikel, quoi.

Et là, c’est le drame

Sauf que. Parce qu’il y a un « sauf que » sinon c’est pas drôle. Donc, sauf qu’à la récré de 16 heures, elle sort tranquillement de cours avec ses copines. Et voit un attroupement énooorme devant les toilettes des gars.

Elle se dirige vers la foule. Sur son passage, tout le monde se pousse. Bizaaarre. Elle traverse la masse. Et voit le Julien, son ex-d’il-y-a-deux-heures-Julien, la gueule en vrac. Du sang plein les narines. Ça faisait vingt minutes qu’il se projetait la tête contre le mur.

De colère ou pour oublier ? On ne sait pas… Toujours est-il que c’est le mur qui a gagné.

Martine

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