Un Saint vaut mieux que deux tu l’auras

Si – comme moi – vous faites une intoxication de bons sentiments et que vous ne pouvez plus piffrer l’esprit de noël, j’ai LA solution. Si les « Et bonne année surtout » vous rendent malade… faites une cure de sanquette avec Saint

Saint, c’est le film un peu stupide, un peu bravache et un peu sanguinolent. Celui qui n’a surement pas dû se retrouver sous les sapins en cette fin d’année. Pourtant, pour tous les amateurs de comédies d’épouvante, c’est le top.

Ouhhhh, le méchant Saint-Nicolas

Après la Nuit des loosers vivants (une bande d’has-been tente de ressusciter Kurt Cobain et se transforme en morts-vivants. Plutôt cool.) et Black sheep  (des moutons zombies qui attaquent la Nouvelle Zélande, ça vaut le détour aussi), c’est Saint Nicolas qui sort de sa tombe. Et massacre à grand coup de sceptre les petits Néerlandais pas sages. Accompagnés de ses Pères fouettards assoiffés d’hémoglobine, ils attaquent Amsterdam, la nuit du 5 décembre.

Cheval zombie, justice nulle part

Là où Saint-Nicolas passe, tout le monde trépasse. Et c’est pas peu dire. 15 morts selon la police, plus de 300 selon les organisateurs, les zombies sanctifiés bouffent une fois tous les 42 ans, alors, ils rentabilisent. Et pour aller plus vite dans le coupage de tête, Saint-Nicolas chevauche un superbe pur-sang blanc comme neige. Au début. Ce qui donne quelques scènes de course poursuite cheval-vs-voiture-de-flics-sur-les-toits-d’Amsterdam plutôt sympathiques. C’est le vrai héros de ce film. Mais rassurez-vous, le réalisateur a utilisé un cheval en mousse pour les cascades. Et ça se voit.

Noël, c’est la mort

Saint, c’est la solution anti-bûche de noël. Avec ses ados plus « biatches » que jamais, ses pulls léopard version décolleté plongeant et ses flics « plus nazes que ça, tu meurs », Saint nous remet sur le droit chemin. Petite mention spéciale pour les dialogues, particulièrement travaillés. Genre  « C’est sympa d’avoir des cadeaux mais des fois on se retrouve avec des trucs dont on avait pas besoin. » Le réalisateur avoue dans une interview s’être inspiré de Petit Ours Brun. 

En tout cas, 300 morts plus tard, on se sent mieux. La bûche et le homard sont digérés. On en veut presque plus à Tata Martha de s’être bourré la gueule et d’avoir vomi dans sa nouvelle paire de chaussures. Ni au cousin Martin qui a mis en boucle pendant trois jours Dora l’exploratrice. Saint, à mettre entre toutes les mains.

Pauline Amiel

Saint, sorti le 15 novembre, dvd aux alentours de 20 euros.

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