Nicolas Sarkozy et la presse étrangère : « le désamor »

Libération déteste Nicolas Sarkozy, Le Figaro l’encense. Et la presse étrangère ? Elle le perçoit comment notre cher Président ? C’est ce qu’a voulu savoir Arte avec son documentaire « Looking for Nicolas Sarkozy » diffusé mercredi. Le résultat est aussi pertinent qu’impertinent. Alors la presse internationale, Nicolas Sarkozy, elle l’aime ou elle l’aime pas ? Verdict.

« Excessif. Il surjoue. Il en fait trop. Il a tué le job de président. Il a décrédibilisé la parole politique ». Voilà ce que disent les médias étrangers de Nicolas Sarkozy. Dès qu’il s’agit d’évoquer son quinquennat, les dix-huit journalistes étrangers en poste à Paris ne mâchent pas leur mot. Et ce n’est qu’un échantillon des propos recueillis par William Karel . Le spectateur les retrouve dans ce reportage diffusé sur Arte ce mercredi. Et disponible en replay.

En partant de la période bling-bling pour arriver à la naissance du « bébé électoral », les correspondants à l’Elysée des plus grands médias internationaux n’épargnent rien. Et les nombreuses archives, extraits de discours, ou autres Unes viennent appuyer des propos rarement élogieux. Mais toujours justifiés.

Sarkozy, le choc de Dakar
Encensé dans un premier temps, Nicolas Sarkozy a vite fait déchanter les journalistes d’El Pais, du New York Times ou encore de The Independent. Allant même jusqu’à choquer Marie Roger Biloa, la directrice d’Africa International, avec son discours de Dakar sur « l’homme africain ».
Le début d’un long chemin de croix avec la presse internationale pour le chef d’Etat français. « Pendant les conférences presse, dès qu’il décelait un accent étranger, son visage se fermait » raconte Angela Charlton, chef du bureau de Associated Press à Paris.

Le discours de Grenoble, la rupture
Et puis sont arrivés les grands sommets internationaux où les journalistes dénoncent son côté excessif. « C’est lui qui annonce tout, même s’il n’a pas pris part au décision » avoue un des journalistes. Sa surprenante envie de copinage à tout prix étonne aussi. « Nicolas Sarkozy est quelqu’un de très tactile alors qu’Angela Merkel déteste les contacts ». Le réalisateur ne manquant pas au passage de rappeler le pathétique « hey Barack ».

En matière de politique intérieure, ce n’est guère mieux. « Des collègues installés en Chine m’ont appelés pour savoir si la nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD par son père n’était pas une blague » rapporte Zheng Ruolin, journaliste pour le quotidien de ShanghaÏ Wen Hui Bao.

Mais c’est surtout le discours de Grenoble qui a réellement marqué un dégoût de la politique Sarkozyste. « C’était dégueulasse. C’était pitoyable de s’en prendre aux Roms. » Tous sont unanimes. « Ca a été une bassesse politique ».

Un musée à son nom en Hongrie
Ce reportage est aussi l’occasion de faire une découverte surprenante. Et c’est à Vadim Gluske, journaliste pour Ntv qu’on la doit: « Dans le village natal de Nicolas Sarkozy, en Hongrie, un musée lui est déjà entièrement dédié ». On ne pourra donc plus lui reprocher de n’avoir rien bâti ou de ne laisser aucune trace.
Le documentaire regorge également d’anecdotes plus légères, mais on vous laisse le plaisir de les découvrir par vous-même. Mais dépêchez-vous, il n’est disponible plus que pour 5 jours sur le site de la chaîne franco-allemande.

PP

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