Ruptures. Episode 2 de votre série spéciale Martine

Qui n’a jamais passé deux heures au téléphone à réconforter une amie ? Qui n’a jamais préparé des litres de chocolat chaud et entassé des mouchoirs sales dans la poubelle ? Qui n’a jamais dit « les hommes, taçon, c’est tous des salauds » ? Rassurez-vous, je n’ai pas été douloureusement larguée : on ne largue JAMAIS une Martine. Mais franchement, j’ai quelques petites histoires de rupture plutôt savoureuses. C’est l’heure de vider son sac. Alors, pour venger toutes nos copines abandonné(e)s, Top Ten des meilleures ruptures.

Episode 2 : La couturière

Julien et Karine se rencontrent à la mer. Tout est parfait, le couché de soleil, la brise qui soulève sa robe, les grains de sel sur sa barbe de trois jours. Eh bé, allons-y gaiement.
Flash foward. « Six month later ».
Elle est secrétaire médicale. Tous les midis, elle mange sa salade avec sa boss trop cool. Lui cadre dans un bureau (franchement, me demandez pas dans quel secteur, j’en sais rien). Il va au sport le mardi de 17h45 à 19 heures et le jeudi, c’est squash avec Jérôme. On est bien comme tout.
Seulement, Julien, il a un rêve. Et ce rêve, c’est pas Karine. Lui, son désir, c’est de partir faire le tour du monde en voilier. Si, si. D’ailleurs, un jour, il a commencé à prendre des cours de navigation. Et Karine, (on dira pas la cruche, non, non), l’encourage.
Flash foward. Quelques jours après le permis bateau.
C’est le soir. Cela fait une heure et demie qu’il est chez Jérôme. Ils ont séché le squash. Il a les yeux gonflés et l’haleine chargée de bière. La nuit sans étoile est tombée. Il décroche enfin le téléphone, pas fier. « Oui, Karine, c’est moi. Non, je ne rentre pas ce soir. Non, ni demain non plus. Écoute, c’est pas toi, c’est moi. C’est pas la vie que je veux… » ; Passons les détails.
Nous, à ce moment-là, qu’est-ce qu’on fait ? On se plonge dans le pot de Nutella et on pleure l’équivalent de l’océan Pacifique. Ben pas Karine. Non, non. Karine, elle prend son aiguille, son plus beau fil rouge et elle brode tranquillement son prénom sur tous les sous-vêtements du grand voyageur. Histoire de.

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