La ceinture de chasteté du cinéma américain

Des histoires d’amour pieuses, des baisers chastes, des nus cachés… Face aux comédies sur la sexualité (Sex friend ou Sexe entre amis), certains films prônent le retour vers un amour pudique. Pour vérifier cela, votre Martine s’est dévouée (bon j’avoue, j’aime bien) pour aller voir le dernier Twilight, Révélations. Sous la coupe des mormons, le quatrième volet surprend par sa tournure. Existe-t-il toujours une culture de la chasteté ?

Le sang, encore le sang, toujours le sang… le puritain Twilight devient gore. Plus que cela, la sexualité débarque dans cet univers vertueux. Les héros, Edouard et Bella, passent enfin à l’acte. Mais que s’est-il passé pour la chaste saga ? Alors que Bella, sorte de garçon-manqué sans expression, s’est transformée en nymphomane en puissance, son bellâtre de vampire temporise ses pulsions (jadis inexistante) sexuelle. Un retournement de situation total pour les fans.

Les héros de Twilight face à leurs pulsions.

Out la virginité !

Twilight garde tout de même ses principes. Les instincts polygame ( comme toutes les spectatrices, elle veut faire une partie de jambe en l’air avec le vampire et le loup garou)  de la pure héroïne ? Soit. Les mormons sont bien branchés « partage ». Mais le sexe avant le mariage est prohibé. Non, non, non… Même si le blanchâtre Edouard a plusieurs siècles d’expérience derrière lui, il doit patienter. Pas de bague, pas de gâteries !

Mais le basculement du fantastique Twilight vers la comédie romantique, chamboule le statu quo. Depuis quelques temps, un mouvement de pudeur s’est, en effet, emparé des films américains. Les productions hollywoodiennes proposent des scènes d’amour habillée ou carrément sans sexe. C’est ce que l’on a pu voir dans le puissant Drive . Au delà d’une simple histoire d’automobile, il y a une rencontre entre Irène (Carey Mulligan) et le « driver » (Ryan Gosling). Ici encore, peu d’étreinte, voire une seule. Le moment le plus sensuel du film se focalise sur deux minutes. Avant d’écrabouiller (oui, oui) le visage d’un mafieux, le beau Ryan embrasse fougueusement sa bien aimé dans un ascenseur. Le tout au ralenti. Autrement dit, on a connu plus hot !

Malin le coup de l'ascenseur...

Des scénario branchés porno

Face à cette pudeur, on retrouve des films et des séries où le sexe fait partie intégrante de l’histoire. Notamment True blood (oui, encore des vampires) ou la série historico-pornographique The Tudors. Rien n’est épargné, y compris les moments de masturbation. Les héros font plus souvent l’amour qu’ils ne se battent.  Sans oublier leurs compères français qui ont toujours été plus provocateurs, n’épargnant jamais aux spectateurs une nudité dite esthétique.

Le nu esthétique dans La belle noiseuse, avec Emmanuelle Béart.

Alors le cinéma se libère-t-il ? Dans la démesure, il y en a pour tous les goûts. Pour le bonheur des puritains, comme des plus ouverts…

Sandra Cazenave

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